Après un accident de voiture sur le trajet aller (je vous passe les détails) j'arrive, un peu sur les nerfs, dix minutes avant le concert de nos amis de Brutal Truth. La salle du Trix à l'étage est en configuration Bar, mais les amateurs sont venus nombreux et on aura du mal à circuler pour aller chercher à boire ou faire un tour sur la terrasse !
Le groupe est déjà en train de faire ses balances et commencera à temps.
La claque est forte, le son excellent et le public déchainé, tout ce qu'il faut pour faire un bon concert extreme.
N'hésitant pas à faire des pauses entre les morceaux pour discuter un peu, le groupe prendra surtout le temps de s'amuser et d'interagir avec les gens, mais aussi de rappeler à son public que la Belgique...c'est Grind !
La set list couvrira une bonne partie de la carrière du groupe et sera fort centrée sur "Extreme Conditions Demand Extreme Responses". Ce qui ne sera pas pour déplaire à la plupart des fans de la première heure. Mais impossible de passer à côté de classiques comme "Sugar Daddy", "Fuck Cancer" ou "Godplayer" ! Le fait de se dire que l'on ne verra plus le groupe et n'appréciera plus ces instants en concerts apporte une ambiance lourde et tout le monde en profite à fond...une dernière fois !
La chaleur dans la salle est de plus en plus forte au fur et à mesure que les morceaux s'enchainent, la sueur se mélange à la bière sur le sol et l'on prend un malin plaisir à glisser dedans tout en essayant de bousculer le plus de monde possible. Le tout dans une ambiance très bon enfant comme souvent aux concerts Grind. C'est cet esprit qui a fait venir autant de personnes ce soir et a donné à Brutal Truth l'envie de continuer.
Le groupe a l'air de prendre un pied fou sur scène, le batteur, avec ses inégalables mimiques, comparables à un orgasme qui ne s'arrête jamais, est toujours drôle à observer. Le chanteur, pied nu, toujours muni de son chapeau de paille donne tout ce qu'il a et crache plus que jamais sa haine envers la société. Le guitariste et le bassiste remplissent extrêmement bien leur boulot et headbangent à l'unisson sur des rythmes totalement incompréhensibles.
Après une heure de show, le temps de jouer leur hymne "I Killed My Family" chanté en cœur par toute la salle, le groupe remercie son public. Mais rappel il y aura et les quatre compères décident de terminer le concert sur une bonne note. Littéralement, UNE note, avec leur morceau "Collateral Damage", long de deux secondes, comparable au célèbre "You Suffer" de Napalm Death, représentatif de toute une mentalité et d'un style entier.
C'est avec des pieds de plomb qu'on repartira du Trix, mais avec un sourire collé au visage.
La soirée fut excellente et ceux présents ne l'oublieront certainement pas de sitôt. Mission accomplie pour le groupe, encore une (dernière) fois.
So long Brutal friends !


