The Greatest Handshake nous vient de Diest et diffuse un stoner/punk/noise assez violent. Sur scène, le trio basse/batterie/chant balance une sauce à la limite de l'indigeste, mais qui porte cependant ses fruits. La ligne de basse ravage tout sur son passage tandis que la rythmique batterie encadre le tout de manière assez méticuleuse. Au niveau du chant, on nage en mode John Garcia version punk! Le chanteur de la bande parcourt chaque centimètre de la petite scène du Sojo et n'hésite pas à en descendre ou à escalader les amplis afin d'aller crier sa rage au plus près du plafond! Au final assez répétitif, seuls certains morceaux du groupe sortent du lot. Dans un Sojo loin d'être rempli, nos trois Diestois n'auront pas démérité et nous auront présenté leur nouvel EP à travers un set à leur image: énergique!

Quittant sa Suède natale, Greenleaf venait, quant à lui, présenter Trails & Passes, son cinquième opus, sorti récemment sur Small Stone Records. Le combo originaire de la petite ville de Borlänge, située dans le centre du pays, nous présentait également son nouveau line-up! Car si on retrouve toujours l'énorme (dans tous les sens du terme) Tommi Holappa à la guitare et l'étonnant bassiste aveugle Brengt Bäcke, les postes de batteur et de chanteur connaissent, pour leur part, des changements assez réguliers. Alors que Oskar Cedermalm, également bassiste et chanteur du groupe Truckfigthers, se chargeait du chant sur les deux albums précédents, Greenleaf a désormais une nouvelle voix, celle de Arvid Jonsson. Et force est de constater que le combo nordique ne perd par forcément au change.
D'entrée de jeu, Greenleaf attaque! Les riffs de Holappa ont vite fait de contaminer nos cervicales. Alors que la voix claire de Arvid Jonsson s'intègre à merveille dans le style du groupe, la rythmique batterie, assumée par Sebastian Olsson, manque, à nos yeux, d'un petit brin de folie. Qu'à cela ne tienne, de folie, il en est question grâce à notre barbu/chevelu pesant un bon quintal qui ne cesse d'agresser les cordes de sa guitare. Sautant dans tous les sens, Tommi Holappa en impose!
Entre deux morceaux, le nouveau vocaliste de la bande nous présente cet ovni qu'est Brengt Bäcke! "Il ne peut pas vous voir, mais il peut vous entendre", nous lâche-t-il. Le public du Sojo, même clairsemé, donne alors de la voix. Il faut dire que le coco à la ligne de basse ultra précise le mérite amplement. S'en suit alors une reprise complètement rock'n'roll de "Boom Boom Boom" de John Lee Hoocker. Magique. En plus de piocher dans ses différents albums, Greenleaf rappelle une fois de plus son amour pour le blues en nous balançant une nouvelle reprise, mais de Freddie King cette fois. Le titre en question est "Going Down" et est à l'origine sorti en 1969, le genre de morceau qui traverse les époques sans soucis!
Après une bonne heure et demie de show, nos quatre Suédois descendent des planches pour de bon. Et hier, les absents avaient, une fois de plus, complètement tort.
The Greatest Handshake
Greenleaf