A 19h45 précises, on nous a servi l'entrée. Rien qu'à lire le menu, on était déçu. Set Things Right, on l'a déjà eu à toutes les sauces et la dernière fois, ce n'était pas génial. On aurait bien aimé goûté autre chose pour une fois : Wolves Scream, My Aim, Moments, Concealed Reality... Bref, à choisir une entrée plutôt belge, autant varier les plaisirs ! Il y a des saveurs dont on ne se lasse jamais et d'autres que l'on finit par trouver fades après quelques fois. C'est le cas avec Set Things Right. C'est sympa, ça plait aux habitués du premier rang mais pas moyen de rentrer de sauce. Le son n'était pas des meilleurs et par moment, cela ressemblait de fait vraiment à une soupe. Bref, un coup dans l'eau. Ou dans la soupe devrait-on dire.
Un petit tour au bar pour remarquer qu'il n'y a pas de saké et on est de retour à notre place pour l'entrée. On avait entendu des bons échos et on s'attendait donc à une belle entrée chaude : on n'a pas été déçu cette fois ! Pourtant, à première vue, ça paraissait louche. Rien qu'à voir cette petite crevette de front-man, on avait peur du résultat. C'était sans compter l'énergie de plusieurs homards qui se cachaient en lui : remuer dans tous les sens, chanter, rapper, screamer. Une vraie claque ! A voir la tête des autres convives de ce soir (entre 300 et 400), on dirait bien que cela a plu à la majorité. Il faudrait d'ailleurs vraiment être un rabat-joie pour râler sur cette prestation de haute voltige. La question qu'on se pose donc est de savoir pourquoi ce produit n'avait pas été exporté en dehors de l'Angleterre avant aujourd'hui. Mais une chose est sûr : on pourra de nouveau y goûter bientôt !

©Arne Desmedt - Cardinals.
Il est désormais 21h45, l'attente a été longue mais le plat principal est enfin prêt : Crossfaith débarque devant nous ! Plus qu'un plat, c'est un buffet qui nous est présenté, mettant toutefois à l'honneur leur dernière préparation Xeno dont ils font la promotion ce mois-ci chez nous (bien mieux que les promos qu'on peut avoir au Carrefour sur les sushis ou plutôt california rolls) ! Dès le début, on aura eu droit à System X, Xeno, Raise Your Voice et Ghost In The Mirror. Une ouverture sur les chapeaux de roue et pourtant, on reste légèrement sur notre faim. Il manque un brin de folie, un peu de piment par rapport à leur dernier passage dans une salle belge (Aarschot, novembre 2014). Pour continuer, on nous propose Eclypse qui se retrouve être un des temps forts de cette soirée, Wildfire, Paint It Black, Photosphere ou encore Scarlett. Ca s'enchaîne à une vitesse folle, on n'a à peine le temps dé digérer mais contrairement à ce que dit ma mère, je trouve ça très agréable ! Tellement vite que lorsque l'on nous a annoncé qu'il ne restait que 2 morceaux, ce fut une surprise, pensait presque à une blague... Mais non. Devil's Party, Countdown To Hell et puis fini. Un final tonitruant après même pas une heure... Et puis, d'un coup, le sourire est revenu sur nos lèvres : voilà que Tatsuya Amano, le maître des baguettes, revient dans la salle ! C'est fou ce qu'on peut faire avec des baguettes ! On a également eu droit à une petite démonstration de mixage de Terufumi Tamano qui n'est pas accro au saké mais au Jägermeister. Tilt : on aura sûrement droit à Jagerbomb, non ? Raté. Ce sera Omen (version adaptée de The Prodigy) et Monolith. Ça envoie du steak mais on finit avec un arrière-goût de trop peu.

©Arne Desmedt - Cardinals.
Comme expliqué précédemment, il manquait un brin de folie. Le maître de cérémonie, Kenta Koie, n'était peut-être pas au taquet comme la dernière fois. Les autres fans présents sautaient de joie non-stop. Il faut croire que l'on est un brin difficile mais ça reste une fort bonne prestation ! Dernier fait étonnant : constater que Crossfaith en salle, actuellement, n'intéresse pas plus de 400 personnes. Il n'y a pas que les frites et les hamburgers dans la vie !

Crossfaith
Set Things Right



The Prodigy