Nous arrivons malheureusement à la fin de la prestation des Londoniens de The Bottom Line où l’on devine, d’après les réactions des fans, que le show fut à la hauteur. Ils font preuve d’une énergie débordante et se fendent d’une reprise fort bien venue du célèbre Teenage Dirtbag de Wheatus. Ces sympathiques lascars font jumper la salle entière et obtiennent ainsi une belle ovation. À revoir !

Le soufflé retombe néanmoins avec l’arrivée du deuxième opening act : Ghost Town. Ces Américains distillent une sorte de pop-metalcore-electro-dance assez déconcertante et difficilement supportable. Même si le public tente malgré tout d’entrer dans son univers, le trio use de beaucoup trop de samples que pour proposer un set cohérent et surtout spontané. De plus, le son est moins soigné et les basses assourdissantes finissent par agacer rapidement une partie de la salle.

Simple Plan monte sur scène sur le coup de 21h15 et inaugure son show par le très remuant Opinion Overload sorti tout droit du dernier album. Rythmiques puissantes et refrain catchy au programme : on se croirait revenu au temps béni des premiers Green Day. Le combo canadien enchaîne avec Jet Lag et laisse apparaître un immense backdrop à son effigie. La foule explose littéralement dès les premiers accords de Jump, morceau issu de l’album «Still Not Getting Any...» rapidement entrecoupé par le I Gotta Feeling de Black Eyed Peas. Le chanteur Pierre Bouvier prend alors la parole et s’ensuit un petit duel avec le bassiste David Desrosiers afin de déterminer qui lance le plus de remerciements dans une langue autre que le français et l’anglais. Et nos deux compères ne manquent pas d’humour : «C’est intéressant parce que «merci» en néerlandais (Dank u) se dit «Dans l’cul» en français !»

Si beaucoup affirment que Simple Plan a perdu son côté punk rock depuis de nombreuses années, ces derniers répliquent avec Boom, un nouveau morceau au son plus lourd et qui ravit une nouvelle fois les fans. Le classique Welcome to My Life est repris en cœur et le frontman demande alors à « tous les mecs de prendre une fille sur leurs épaules ». Sont alors repris à la surprise générale, Uptown Funk de Mark Ronson et Can't Feel My Face de The Weeknd. Le concert prend ensuite des allures exotiques à l’entame de Summer Paradise.

« Vous savez qu’on a un stock rempli de bières et de gaufres dans nos loges, les mecs ! Ça va être la fête ! » ajoute le guitariste Sébastien Lefebvre avant que le groupe n’attaque les classiques Crazy et I’m Just a Kid et ne quitte la scène. Les Kids ne s’absentent pas longtemps et pour le rappel, composé de Shut Up, Perfect World, mais aussi du calme Astronaut, un nouveau backdrop aux couleurs et à la typographie du dernier album est déployé. Pierre revient une dernière fois seul, muni d’une guitare acoustique afin d’entamer la ballade Perfect. Il est rapidement rejoint par ses comparses. Si l'absence de When I'm Gone est à déplorer, on a pu néanmoins apprécier une setlist solide et un show de très bonne facture.

Simple Plan a fait du Simple Plan: du pop punk rythmé et agrémenté d’une dose de bonne humeur communicative. Un groupe dévoué à ses fans et qui ne se prend absolument pas la tête. À noter qu’un euro sur chaque place vendue va directement à leur fondation (www.simpleplanfoundation.org) qui soutient les jeunes en difficulté : beau geste !

Le groupe sera de retour chez nous le dimanche 08 mai au Vooruit à Gand !

Photos live : Gresle Photography en Taste iT Tv (Bedankt !)
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The Bottom Line
Wheatus

Simple Plan