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J’ai emmené mes enfants dans un concert punk

Dimanche 6 janvier 2019

Ce dimanche après-midi, René Binamé
René Binamé


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s’est installé au Petit Théâtre de la Grande Vie à Forzée (Rochefort), complet pour l’occasion, pour proposer un concert punk aux enfants.



J’adore mes enfants (si, si) mais, d’habitude, quand je vais dans un concert c’est sans eux. Et c’est très bien comme ça. Libérée, délivrée ! C’était sans compter sur les René Binamé
René Binamé


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, les anarcho-punks belges, qui proposent maintenant des concerts aux enfants. Merci les gars ! Quelle idée de faire ça ?

« Ce n’est pas la première fois qu’on propose un concert adapté aux enfants, m’explique Olivier (Binam). Plusieurs enfants de notre entourage étaient frustrés parce qu’ils voulaient nous voir mais ne pouvaient assister qu’au soundcheck car le concert était trop tard. On aime faire des concerts différents et, de temps en temps, on joue moins fort, moins longtemps mais on ne change pas notre répertoire. Rien à voir donc avec ce qu’on entend habituellement par « concert pour enfants », ici c’est les Binamé mais en moins fort.»

J’ai donc emmené mes deux loups avec moi. J’avoue, j’étais un peu curieuse aussi de découvrir les Binamé version petits amplis, petite batterie et chuchotages. On s’est mêlés à la centaine de personnes présentes (bambins et parents) et c’était bizarre au début, sympathique après et frustrant parfois.
Bizarre de voir des punks chanter des chansons qui sont les leurs (« Odeurs de sainteté », « C’est fini », etc.) mais auxquelles il manque « un truc ».
Sympathique parce que la sauce prend avec les enfants, qui dansent (ou pas) à leur guise, et parce qu’on est rapidement emporté par l’ambiance festive qui émane de cette rencontre inattendue.
Frustrant quand la grosse caisse se lâche sur un bon tempo, que certains parents sifflent et crient, qu’on s’attend à une envolée avant de se rappeler « ah mince, non, y a des gosses aujourd’hui. »



Qu’en ont pensé les autres ?

«J’ai trouvé l'initiative extraordinaire, me répond Laetitia . J'ai apprécié le fait que ce soit un concert pour les enfants et que les parents « ex punk » se retrouvent dehors à fumer une petite clope en se partageant les souvenirs communs des concerts de Binam. To be continued. » Quant à son fils, Sacha, 8 ans, il était content de passer un moment avec ses copains et les parents hors des pieds.

Ben, lui, a aussi trouvé l’après-midi géniale. « Biname comme on les aime, dit-il, pas de limite dans les chansons. Les voir jouer tout doux, chanter tout soft était génial. Entendre plus les cordes d’Herman plutôt que le son de son ampli est unique. Voir des gamins, dont les miens, opiner du chef au rythme de Biname sur le ''pape pue'', c’est bon, c’est plaisir, c'est gagné. » Des gamins qui ne comprennent pas pourquoi leur papa aime depuis des années : « c’est calme, papa, comme musique ! »

J’ai aussi entendu deux frères se dire que c’était génial mais qu’ils n’avaient rien compris aux paroles. Comique :-)

Pour en revenir à mes enfants, voici leurs réactions à la fin des 40 minutes de concert :
Alice (5 ans) : « J’ai bien aimé la musique et surtout le musicien avec tous les badges sur la tête qui ressemblait à Saint-Nicolas. »
Louis (3 ans ½) : « C’est quand qu’il arrive le magicien ? », « C’est quand le goûter ? »

Même si Olivier m’a avoué que la démarche première n’avait rien à voir avec une ouverture des jeunes oreilles à la musique alternative, il admet que le groupe a envie aussi que les enfants écoutent d’autres musiques que celles qui passent à la radio. Ça, ça me semble évident. Un concert comme ça permet en effet aux enfants d’entendre autre chose que les musiques formatées et commerciales. Et c’est plutôt cool.

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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évèn...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrièr...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe e...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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