Chronique

GRRZZZ
Optima Ferox

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Maloka



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Mardi 4 décembre 2007

GRRZZZ a choisi la brutalité pour favoriser l’accès à la réflexion et à la critique. L’Indus-Techno-Punk du duo parisien attaque violemment de front. Aussi paradoxale que cela puisse paraître avec son Cyber-Punk, GRRZZZ cherche à re-humaniser notre société. A l’instar de PUNISH YOURSELF (dont Vx69 masterise ce Optima Ferox) ou de ATARI TEENAGE RIOT, c’est le duel Humains-Machines qui se jouent ici. GRRZZZ met le doigt sur ce qui fait mal. L’acceptation passive de fausses évidences comme asservissement en lieu et place de l’esprit critique synonyme de liberté. GRRZZZ nous inonde de ces évidences au point qu’elles deviennent violentes et qu’elles dévoilent leur absurdité pourtant si grossière.

GRRZZZ a choisi la violence de la simplicité. Parce que nous ne sommes même plus capables de la voir, GRRZZZ est obligé de secouer et de placarder cette merde qu’est notre société sous notre nez pour que cette situation pourtant si évidente se révèle. « Consommez Bande de Nases » dit le sample. Mais oui, accolé à cette bande son, c’est frappant (sans jeu de mots), notre société nous malmène tous les jours pour le profit de seulement quelques-uns. Nous gobons et même mieux, défendons cette agressivité qui nous est faîte quotidiennement, légitimant par la même occasion cette violence que nous devrions critiquer.

GRRZZZ a choisi d’éviter les discours longs et éloquents. GRRZZZ a choisi les sons plutôt que les armes mais ne se prive pas d’une révolte violente pour faire passer son message. GRRZZZ pousse un énorme FUCK à cette société mécanique au fonctionnement déshumanisé. Ne cherchez pas plus loin. GRRZZZ n’a pas peur de se confronter à l’immonde et de le trifouiller. GRRZZZ provoque. Et cette provocation n’est pas gratuite. Elle ne se vend pas sous l’étiquette rebelle. GRRZZZ ramène l’art et sa conception au premier degré, celui de la réflexion et du choc.

On ne parle plus ici de beau, de politiquement (in)correct, d’air du temps, ou de vendeur. A l’instar de SUICIDE à l’époque de l’émergence du punk américain, là où quand tout le monde jouait amplis guitares à fond, Alan Vegas sortait ses claviers distordus et glauques, GRRZZZ cherche simplement à remettre un grand coups de pieds dans la fourmilière. Et elle en a bien besoin !
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