Cet album commence gentiment. C’est avec une certaine musicalité que Obsolete Elegy In Effluva And Dross introduit le disque avant de céder sa place à une (infra) basse pulsative. Le ciel sombre devient carrément noir. Sur ce rythme cardiaque sinistre, les atmosphères abyssales vont progressivement se superposer et nous submerger.
Au fur et à mesure que les plages se succèdent, l’auditeur s’enfonce de plus en plus dans une nébulosité stridente où la voix sépulcral commence à résonner. (Pensez à KHANATE).
Fort heureusement le glas sonne avec Obsolete Elegy In Lost Concrete qui clôture l’album (si on fait abstraction de la plage bonus de 30 minutes). Progressivement mais pas sans dommage, l’auditeur va être ramené à la surface par le biais de nappes plus chaleureuses.
Greyfield Shrines est une plage de 30 minutes qui s’écoute comme un tout. LOCRIAN l’a ajouté ici en bonus à son album déjà bien traumatisant. Greyfiel Shrines nous emmène plus dans des contrées boisées et froides, d’un temps où le loup régnait en meute sur le brouillard et où nul humain n’aurait osé s’aventurer dans la forêt après minuit. On entend les incantations noires et les esprits torturés, tels des sirènes en pleine mer, tentés d’alpaguer les villageois.

Locrian