Chronique

HOLLYWOOD PORN STARS
Year of the Tiger

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Bang ! / Naïve



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Vendredi 31 décembre 2004

Il y a des groupes qui font leur chemin lentement mais sûrement, à se faire un nom tout doucement dans le milieu avec quelques concerts. Et il y en a d'autres pour qui le succès est presque acquis à l'avance. Prenez Hollywood Porn Stars
Hollywood Porn Stars


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par exemple. Tout d'abord présenté comme all-star band lors de son inscription au Concours-Circuit en 2002 (qu'il gagna d'ailleurs en juin 2003), il fut ensuite connu comme "nouveau projet de Redboy de My Little Cheap Dictaphone
My Little Cheap Dictaphone


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". Leur MCD sorti il y a un an et demi, et surtout une flopée de concerts énergiques et bien foutus, a confirmé leur talent. Restait donc a éliminer les derniers doutes, en sortant un album excellent et très inspiré. Ce qui est maintenant chose faite...

C'est clair que leur premier MCD était déjà mon petit péché mignon, mais... Sans être en général un grand fan de ce style de rock, je ne vais pas me lancer dans le jeu dangereux des comparaisons, je risquerais de dire des bêtises. J'appréciais déjà le mélange des voix de Redboy et d'Anthony Sinatra ; c'est d'ailleurs ce dernier qui a composé tous les morceaux de ce dernier opus, résolument plus emo, pour lequel ils ont une nouvelle fois confié la production à Roo.

On commence par Actarus, premier single de l'album, sans intro ni fioritures. Un couplet bien rythmé, la voix de Sinatra qui n'a pas beaucoup changé depuis All On The Six. Le refrain est agréablement dissonnant, mais très bien maîtrisé.

Vient ensuite Money, qui montre quelques légères sonorités electro, ça reste heureusement très discret. Les enchaînements sont impeccables, ce morceau est à mon sens un des meilleurs de l'album, tout en étant très simple ! La fin du morceau est tout simplement excellente, la ligne de batterie me fait penser à autre chose... Mais ça va sûrement pas me revenir.

Fonzie, ensuite, ne m'a pas vraiment accroché au niveau du couplet... J'aime moins la voix de Redboy en fait... Le refrain est bien meilleur, au rythme plus lancinant. Même souci pour Hollybody, des riffs assez sympas mais un son de synthé d'ambiance omniprésent, ce qui retient toute mon attention... Malheureusement j'aime pas trop le synthé.

Winona par contre, ah ouais. Les mélodies sont très prenantes et la voix est décidément très touchante. J'accroche vraiment bien. Le refrain est magnifique, je me risquerais à dénoter pas mal de touches emo dans ce morceau ! Dance Rocket, par contre, arrive un peu comme un cheveu dans la soupe à ce moment, avec son rock'n'roll qui contraste un peu trop avec le morceau précédent et surtout le suivant. Je l'aurais bien vue à la fin du CD celle-là en fait...

Arrive Torpedo. Je ne sais pas pourquoi mais sur plein de CD, la piste 7 est toujours celle que je préfère. Ca fait longtemps que ça dure en fait... Je ne me l'explique pas, c'est comme ça depuis Territorial Pissings sur Nevermind ! Avec son entrée qui ne paie pas de mine, Torpedo devait être l'exception qui confirme la règle. Pourtant, dès le premier "pré-refrain", on apprend à mieux apprécier l'intensité du couplet... Mais l'intensité, c'est sur le refrain qu'on la ressent le plus profondément. Ca fait le même effet que l'apogée d'un morceau de post-rock mais sans avoir dû se taper toute la montée chiante juste avant. C'est bourré d'émotion, ça parle d'amour et ça sonne terriblement tragique...

Les morceaux suivants ont du mal à suivre la comparaison, tant les quelques morceaux précédents ont visé haut... Starwest s'en sort pourtant plutôt bien, avec son schéma post-rock... Un début de morceau plutôt calme, doux, mélancolique. Le calme avant la tempête, qui arrive sous forme de coups de guitare précis et tranchants d'abord, rapidement rattrapés par la déferlante de coups de batterie et par la voix qui s'emballe...

BB, on pourrait le comparer à Betty sur leur MCD... Très rythmé et en même temps très doux, avec un chant qui mêle agressivité et émotions... Love Idol, mouais... pas mal mais pas grand chose à voir avec le reste... Sadie Sandy a des échos de "déjà entendu quelques morceaux avant", mais sans l'intensité du début! Comme je le disais, la fin de l'album a du mal à suivre le rythme du début... C'est agréable à entendre mais ça manque d'un peu de magie!

La présence de Marilyn en dernière piste est là pour contenter ceux qui n'avaient pas été assez rapides pour mettre la main sur leur demo... Car même s'il s'agit d'un de leurs tout premiers morceaux, il fait toujours partie de leur setlist ! C'est donc chouette de la retrouver ici en version studio réenregistrée, plus agressive!

En fin de compte, malgré la fin de l'album qui a tendance à perdre un peu le rythme, c'est quand même un petit bijou que les Liégeois nous ont pondu ici, qui pourrait fort bien leur ouvrir les portes des pays étrangers, comme Girls in Hawaii avant eux. C'est d'ailleurs tout le mal qu'on leur souhaite !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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