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SCORPIONS - Sting In The Tail | Chronique sur Shoot Me Again Webzine.
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Jeudi 17 mai 2012. S'identifier
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image SCORPIONS
Sting In The Tail
Label :
Sony


Il est écrit que toutes les bonnes choses ont une fin. C'est la raison pour laquelle Scorpions a annoncé qu'il mettait un terme à sa fructueuse carrière musicale ...45 ans après sa création.

Le groupe, originaire d'Hanovre en Allemagne, a profité de la sortie de Sting In The Tail, son nouvel et 18e album studio, pour dévoiler "ses" intentions à la face du monde.

Si certains peuvent penser, à tort, qu'il ne s'agit pas d'une grande perte pour la musique, d'autres songeront à l'extraordinaire discographie dispensée par le groupe tout au long de sa carrière.

Car pour parler de Scorpions, il ne faut pas s'arrêter aux tubes planétaires que sont devenues les ballades "Still Loving You", "Wind Of Change" ou "Send Me An Angel". Même si ces titres font partie du répertoire universel de la musique, Scorpions reste, avant toute chose, un groupe de hard rock.
Et les Teutons ne cessent de marteler admirablement au travers de Sting In The Tail, un album aux consonnances résolument rock.

Avant de pousser la galette dans le lecteur, un premier constat s'impose. Le dessin de la cover représente pierre dans laquelle le S de Scorpions est sculpté. Le groupe veut ainsi démontré qu'il a construit sa musique dans un véritable roc.

Et une fois la musique lancée, on ne s'y trompe pas: le véritable Scorpions n'a rien perdu de son venin. Les riffs acérés de "Raised On Rock" rappellent quelque peu "Rock You Like A Hurricane" et on s'amuse même à écouter Klaus Meine chanter "I was born in a hurricane" comme s'il tentait d'appuyer ce clin d'oeil au passé.

Car Scorpions a toujours délivré un hard rock de très grande qualité. Le talent de ses musiciens ne se discute d'ailleurs pas et on n'est même pas surpris lorsque le bon vieux Klaus donne à sa voix sur "Sting In The Tail" un timbre cassant et nasillard qu'il n'avait encore jamais utilisé.

C'est du grand Art, du très grand art. A tel point que l'on croirait revenir à l'époque de Love At First Sting (1984).

Certes comparaison n'est pas raison mais des titres évocateurs comme "Rock Zone" ou "Let's Rock" se passent de commentaires superflus. Les riffs aiguisés de la paire de guitaristes Schenker-Jabs virevoltent et s'impriment tel un sceau sur les parois de votre cerveau.

Le groupe allemand apparaît ...et disparaît donc au sommet de sa forme. Comme s'il luttait avec l'énergie du désespoir...
Certes, Scorpions ne serait pas Scorpions sans ses légendaires ballades. Même si "Lorelei" s'nscrit dans cette logique imparable, le morceau reste accrocheur malgré tout.
Que dire aussi de la power ballade "The Good Die Young", interprétée en duo avec une Tarja impériale. L'ancienne chanteuse de Nightwish nous offre, en effet, un bel aperçu de son potentiel de véritable chanteuse qui dépasse allègrement l'aspect lyrique de son registre.

Si Scorpions a parfois eu tendance à trop jouer sur cette corde sensible par le passé, ce n'est plus du tout le cas sur Sting In The Tail où les Teutons privilégient, enfin, le ton distortionné de leurs guitares aux mélodies gluantes et sirupeuses.

Voilà donc un disque qui brise définitivement tous les clichés dont le groupe a certes parfois abusé par le passé. Sting In The Tail est bel et bien forgé dans le roc et dans le rock. Il est dur comme la pierre tombale d'un groupe qui tire sa révérence avec tous les honneurs dû à son rang.
Respect maximum...
image 04-04-2010