- CHRONIQUE - MUSIQUE -
KAYO DOT
Coyote
Label :
Hydra Head
Il s’agit du quatrième album des hallucinés de KAYO DOT. Un voyage indéfinissable dans l’univers multi-instrumentiste qui dure 40 minutes. Ecrit par Toby Drivers comme un tout, une narration, cet album a été une fois encore confié aux mains expertes de Randall Dunn (SUNN O))), EARTH).
Au-delà des ambiances étranges, distordues et mélancoliques, on peut déceler des éléments jazz et psychédéliques ou des inspirations très proches de celles de BAUHAUS voire des premiers essais minimalistes de THE CURE.
KAYO DOT est un peu le DAVID BOWIE de la No Wave contemporaine. Insaisissable, le groupe originaire de Boston ne laisse rien au hasard malgré une musique borderline qui laissera plus d’un auditeur sur le carreau.
Avant-Gardiste, KAYO DOT l’est assurément. Même trop sans doute car à l’écoute de sa musique et plus particulièrement de Coyote, on est en droit de se demander à qui profite un tel dédale de structures et d’idées. Il faut sans doute être soit prétentieux, soit mythomane pour se vanter d’avoir tout compris d’un groupe qui ne parle finalement qu’à lui-même. Un langage musical et sonore que seul KAYO DOT doit être à même de comprendre pleinement. On s’y cassera les dents, ce n’est pas agréable et sans doute inutile.
16-08-2010