Afin de laisser libre cours à leurs délires, le groupe bruxellois évite de se mettre des limites et préfère exprimer totalement ses envies. Bien évidemment cela a pour conséquence d’avoir une musique un peu fourre-tout, mais leur expérience commune permet à JOY AS A TOY de conserver un semblant de cohérence. Très rock dans l’idée, les atmosphères sont changeantes tout en préservant des riffs puissants.
Si JOY AS A TOY est imprévisible, les délires restent toutefois maîtrisés, permettant ainsi au groupe d’échapper aux déstructurations avant-gardistes trop souvent hermétiques. Valparaiso est par conséquent d’une accessibilité surprenante au regard du concept. Le seul fil conducteur qui relie les 12 titres est l’envie du groupe à susciter la danse. Une volonté qui offre un dynamisme musical fort intéressant. Par contre, le chant est trop retenu et peine à l’inverse à se libérer totalement. Il aurait besoin de plus d’envolées et de se décomplexer comme les autres instruments. Un petit point d’ombre qui ne dévalorise pas pour autant l’intérêt queJOY AS A TOY va attiser dans les futurs mois.

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