Il n'est jamais simple de rédiger la chronique d'un album d'Apocalyptica. Pour la simple et bonne raison que la musique des Finlandais n'a jamais réellement fait l'unanimité autour d'elle.
Celle-ci ne manque pourtant pas d'originalité puisqu'Apocalyptica, ce sont des violoncellistes qui pratiquent du metal en ajoutant une bonne dose d'overdrive au son de leur instrument à cordes.
Malheureusement, l'effet de surprise s'est quelque peu estompé au fil du temps et les musiciens scandinaves l'ont visiblement bien compris puisqu'ils essayent de formater, de standardiser leurs sonorités.
Ainsi sur ce 7th Symphony, les Finlandais ont invité du beau gratin pour agrémenter leurs sonorités. On y retrouve, notamment, le chanteur de Bush, Gavin Rossdale pour un single "End Of Me" parfaitement labellisé pour passer sur les ondes radiophoniques.
Et c'est d'ailleurs un peu le même constat sur chaque titre où apparait un invité. Ce côté poppy est d'ailleurs aussi développé sur "Broken Pieces" interprété par Lacey Sturm, la chanteuse de Flyleaf. La facette un peu plus violente, quant à elle, est exploitée avec Dave Lombardo (Slayer) et Jo Duplantier (Gojira) respectivement sur "2010" et "Bring Them To Light".
Malheureusement, il faut attendre le quatrième titre pour retrouver cette spécificité si chère au groupe qui, cette fois, ne s'est pas laissé tenter par la volonté d'interpréter une énième reprise. En effet, difficile de discerner le son épuré des violoncelles sur les titres "accompagnés" sauf sur l'une ou l'autre intro ou final. La distorsion pourrait laisser supposer que les musiciens jouent, en fait, de la guitare. Ce qui confère, malheureusement, une sorte de banalité, de facilité à des titres aux structures assez simplistes. Fort heureusement, l'excellente production de Joe Barresi (Queens Of The Stone Age, Bad Religion, Tool, ...) offre la profondeur nécessaire à ces titres pour décoller quelque peu.
La plupart des autres titres sonnent aux vibrations des cordes des violoncelles et rappellent ce qu'est réellement Apocalyptica. On s'émeut de la beauté de "Beautiful" et de la puissance de "On The Rooftop With Quasimodo" sur lesquels on retrouve l'essence même du groupe...
Est-ce la peur d'un échec commercial qui a poussé les Finlandais à mêler ainsi complexité et facilité et à proposer un album aussi inégal?
Certes, cette livrée est de meilleure qualité que la précédente (Worlds Collide) mais elle montre tellement de facettes aussi opposées les unes aux autres qu'il est difficile de rester accroché à l'ensemble d'un bout à l'autre de l'album...
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