Chronique

HELMET
Seeing Eye Dog

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Work Song



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Jeudi 2 septembre 2010

HELMET est le groupe Post-Hard-Core type des années 90 qui n’a jamais rencontré le succès mérité. Même si l’album Meantime, sur une major, a récolté de meilleurs échos avec Unsung et In The Meantime, HELMET n’a jamais réussi à se placer parmi les groupes vendeurs alors qu’il a toujours été cité, à juste titre, comme une référence en la matière.

Victime de nombreux changements de line-up depuis ses débuts en 1989, le groupe a cessé ses activités en 1998 avant de se reformer en 2004 avec comme seul rescapé son leader de toujours Page Hamilton.

Depuis Size Matters et Monochrome ont bien tenté de remettre le groupe sur les rails. On espère que Seeing Eye Dog qui bénéficie d’échos médiatiques bien orchestrés par Work Song sera l’album salvateur du groupe.

La caractéristique principale de HELMET et de son leader a toujours été l’éclectisme. Seeing Eye Dog ne sera pas différent. C’est sans doute là aussi que réside le point faible du groupe. Page Hamilton aime toucher à tout et confère par conséquent au groupe une difficulté à le saisir. La seule ligne de conduite que se donne l’homme et son groupe, c’est de proposer des compositions carrées où la rythmique bien présente cogne fort. Que ce soit dans ses versions pop ou métallisées, c’est la basse appuyée par la batterie qui mène la danse.

So long explore donc les accents poppies des New-Yorkais. L.A. Water se la joue SMASHING PUMPKINS où plus exactement Page Hamilton singe Billy Corgan.

L’instrumental Morphing est plutôt dispensable et résonne comme inabouti avec ses nappes. Plus un interlude qu’une plage digne de ce nom.

Par contre Seeing Eye Dog, Welcome To Agiers et In Person devraient satisfaire pleinement les amateurs de la première heure du groupe. On retrouve toute la fougue qui a construit la patte HELMET et surtout un son plus crade dans le groove typique des New-Yorkais.

On dénote aussi une volonté récurrente chez Hamilton à proposer des titres plus accrocheurs, plus accessibles pour ne pas dire vendeur. Une démarche qui s’explique peut-être par la frustration de n’avoir jamais vraiment explosé. La palme ici reviendra à la reprise des BEATLES avec And Your Bird Can Sing, qui nous rappelle que les mélodies vocales ne sont finalement pas le fort de Hamilton.

Loin d’être un mauvais album, Seeing Eye Dog ne sera malheureusement pas encore l’album fédérateur de HELMET qu’on espérait. Honnête mais regorgeant de points faibles, ce nouvel album ressemble à un condensé de ce que Page Hamilton a toujours fait. Même si Miserable et She’s Lost dévoilent de nouvelles audaces, même si Seeing Eye Dog est un album qui sent bon le rock, HELMET n’arrive toujours pas à recréer la magie de ses débuts. Seeing Eye Dog à lui seul ne devrait pas ouvrir plus de portes que Monochrome ou Size Matters l’ont déjà fait. Avec regrets, la différence risque de se faire dans le marketing.
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