Chronique

EL COMER OCHO
Clinical Life Chemical Lie

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Grizzly Inc



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Jeudi 30 septembre 2010

Après quelques morceaux balancés sur Myspace, il est commun pour un groupe de sortir une première démo. Pourtant ici El Comer Ocho
El Comer Ocho


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prend les choses à contre-pied en sortant non pas une démo ni même un EP mais bel et bien un... album. Alors est-ce bien judicieux ? N’est-ce pas un peu brûler les étapes ? Ma foi non, à l’écoute de cet album. Ils ont simplement profité d’une opportunité de poids : une distribution par GoodLife Recordings qui leur assure un max de visibilité.

Alors, avec cette pression supplémentaire, que peuvent-ils nous sortir de bon ces gaillards ? Tout simplement un excellent album deathcore.

L’album commence par une intro, « Enter The Void », tout en mid-tempo et en éructations « EC8 » par le chanteur Niko. La voix de Niko se veut hurlée mais surtout variée. Au fil des morceaux il alterne grunts death-metal, hurlements hardcore et d’autres plus graves. Sur la fin de la deuxième piste (« The other one made me sleep », qu’on avait pu découvrir dès les débuts du groupe) JP (guitare) prête main forte et pose sa voix claire... il chante juste (bien sûr puisqu'il était chanteur dans d'autres groupes auparavant) et alleluïah, ça sonne pas emo ricain à minettes. Non franchement, emo pas du tout.

Ce qui retient l’oreille d’emblée c’est la frappe chirurgicale du batteur. D’une puissance et d’une précision sans faille, sa netteté me rappelle même par moments Gene Hoglan (Death
Death


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, Strapping Young Lad) ou Raymond Herrera (Fear Factory
Fear Factory


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). Sur « Crashtoast » ou « El Portero » c’est particulier, on a vraiment un très bon niveau de batteur death-metal, vitesse y compris.

Le morceau « Crashtoast » comporte le genre d’alliance musicale pas banale : un featuring du duo de rap Nos Vices
Nos Vices


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(avec le frère du guitariste). Et du rap sur la double-batterie, encore une fois, c’est pas banal. Choix audacieux mais payant car ce genre d’originalité ajoute vraiment du relief à un style qui peut vite se montrer plat si le groupe se cantonne aux caractéristiques death metal : accélérations, double-pédale etc. Les riffs tranchants sont typiques du style mais rudement inspirés tout de même. On sent que le vieux JP a de la bouteille derrière lui.

Revenons un instant à la voix de Niko. Comme je le disais, il a une palette vocale très étoffée ce qui le permet de ne pas sortir le même grunt ou le même cri tout au long d’un morceau. Ce qui est bien. Par contre, par moments les changements de voix sont tellement rapides qu’on pourrait suspecter derrière tout ça une sorte de démo technique plus que du réel chant. C’est un reproche que j’ai souvent à l’encontre des chanteurs multi-styles, comme Greg Puciato de Dillinger Escape Plan
Dillinger Escape Plan


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. Donc quelque part cela doit être un gage de qualité, au pire une frustration de ma part de ne pas pouvoir en faire le quart.

J’espère maintenant que le leur line-up sera enfin le bon car le caractère fort de certains des membres peut créer des étincelles, si bien qu’il s’agit déjà ici de leur 4ème bassiste. Un deuxième guitariste les a également rejoints, en la personne du... producteur du Jack's Studio ou cet album a été enregistré.

Cet album je pourrais en parler des heures parce que je l’ai déjà beaucoup écouté et que j’aime pouvoir être surpris dans un style auquel je pensais être devenu hermétique. Heureux qu’ils aient pu me prouver le contraire.
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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