Chronique

WEEDEATER
Jason ... The Dragon

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Southern Lord Records



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Lundi 11 avril 2011

À la lecture du titre de l’album, on est en droit de s’interroger sur ce que la bande à Dixie Dave Collins a pris comme drogue(s) pour avoir une telle idée. On se demande si le groupe ne va pas se payer un délire où il va pondre un remake de Peter et Elliot, ou encore s’il n’y aurait pas derrière quelques allusions à l’opium (chasser le dragon). Bref, on reste dubitatif et intrigué car on voit mal les déjantés de la Caroline du Nord s’engouffrer dans une épopée d’heroïc-fantasy.

Pourtant, une fois le disque dans le lecteur, l’intro The Great Unfurling ressemble étrangement à l’intro de Conan Le Barbare. Pas de quoi se rassurer même si progressivement la curiosité nous donne envie d’entendre WEEDEATER
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se dépêtrer avec une musique de film où le glaive côtoierait les succubes.

Fort heureusement, une fois l’intro passée, la lourdeur de Hammerhandle donne le ton et on retrouve un WEEDEATER
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pesant et rampant. Bonheur retrouvé et angoisse disparue, le groupe n’a pas mis au placard sa basse distordue et ses guitares overdrivées. Ça cogne toujours autant du côté de la batterie. La production est bonne sans détériorer la boue qui colle à l’amplification.

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nous en met plein les oreilles et le groupe semble être au meilleur de sa forme sur ce quatrième album. Il est fort probable que Jason … The Dragon soit le disque qui fasse enfin décoller les dégénérés hallucinés que sont ces Américains.

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arrive même dans son chant à faire entendre une virulence rugissante qui contraste avec ses habitudes stoned et nonchalantes.

Face à tant de lourdeur, le groupe propose aussi des moments de légèreté. Ainsi sur Palm And Opium (tiens tiens), c’est une guitare slide qui mène la danse tandis que le chant doit absolument être évité sous l’emprise d’hallucinogènes. Whiskey Creek qui clôture l’album y va au banjo, rappelant que les membres de WEEDEATER
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sont des purs rednecks déments.

March Of The Bipolar Bear n’est qu’une minute martiale où la batterie s’exprime. Juste de quoi nous renvoyer un court instant à l’intro d’où sortait Arnold Schwarzenegger d’une barrière de fumée âcre (dois-je préciser de quoi ?).

Bien évidemment le disque est déconseillé aux âmes sensibles et ne doit surtout pas être mis dans les mains des enfants. Ceci dit avec un tel nom de groupe, vous aviez déjà compris que la morale bien pensante se devait de protéger ces êtres fragiles. Si l’album est réussi et donne envie de repousser de nombreuses fois sur la touche replay, il faudra, bien entendu, éviter d’en abuser. Plus pour protéger sa santé (mentale) que par risque de lassitude.
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