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- CHRONIQUE - MUSIQUE -


image BENIGHTED
Asylum Cave
Label : Season Of Mist


Benighted œuvre dans la cours des groupes grindcore déviants et novateurs tels que Aborted ou Cattle Decapitation. Six albums au compteur pour treize années d’existence, c’est un beau bilan pour ces stephaneois signés depuis peu chez Season of Mist. Une belle récompense même pour un groupe qui depuis Icon, sorti sur Osmos Productions en 2007, ne cesse de nous surprendre en amenant le grindcore à explorer d’autres territoires et horizons.

Asylum Cave leur dernier album, sorti en mars dernier, débute par le son le plus désagréable au monde, la sonnerie de votre réveille-matin. C’est que Benighted aime jouer avec les sons qui dérangent, les grincements qui vous rendent fou et les bourdonnements qui titillent vos parties sensibles. Vous glissant d’emblée dans la peau d’un malade mental enfermé dans une cave ou d’un patient à la merci d’un dentiste atteint de la maladie de parkinson. C’est sûr, avec Asylum Cave, Benighted nous opère sans anesthésie avec beaucoup de créativité et de démence.

Il s’intéresse d’abord à notre langage avec des morceaux chantés en français (Asylum Cave et Hostile), en allemand (Fritzl) et en anglais. Il expérimente ensuite d’autres univers musicaux comme le hip hop avec notamment du scratching sur Drowning, le morceau qui clôture l’album. Enfin, ce grindcore multiplie les riffs, plans guitares et rythmiques avec une virtuosité et une grande cohérence.
Tour à tour, le grind dévastateur à la Napalm Death fait place à des moments plus groovy et sautillants. Mais aussi, à des breaks hardcore et des guitars soli créant un côté plus mélodique.
De même pour le chant où Julien, fidèle à ses habitudes, passe du pig squeal à une voix caverneuse plus grasse et dilatée, sans aucun problème. A tel point qu’on à l’impression d’entendre à chaque fois trois ou quatre chanteurs différents.

Il est clair, que cette véritable schizophrénie vocale et rythmique, très catchy, ne nous laisse pas une seconde de répit. Alors, si on ajoute des invités tels que Sven d’Aborted ou Mike de Devourment, il est possible que tant de brutalité puisse vous sembler indigeste. Si c’est le cas, je vous conseille d’écouter cet album avec parcimonie. A fréquence de un ou deux morceaux par jours, c’est largement suffisant. Pour les autres, allez y gaiement. Asylum Cave, c’est du lourd, du très lourd, qui vous mènera probablement dans les recoins les plus obscurs et sombres de votre inconscient.
image 05-05-2011
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