Third Level To Infernal Failure est le deuxième album des Suisses. Un premier brûlot avait été commis en 2009 à l'époque déjà sur Division Records.
Autant dire qu'avec eux, l'onde de choc d'un pavé dans la marre n'est qu'une simple éclaboussure. LOST SPHERE PROJECT quand il envoie un album de 12 titres (dont un remix) en moins de 25 minutes, c'est un mètre cube de parpaings qu'on se mange direct dans l'estomac. Autant de débauche d'agressivité véloce, ça n'est pas rien pour la digestion. Il ne faut pas y regarder à trois fois pour se lancer, sinon on ne se lancera jamais.
Là où LOST SPHERE PROJECT se montre subtil, c'est autour de son aura. Le groupe par ses accointances avec le Chaotic-core et les scènes extrêmes et noires, parvient derrière autant de bruit à concrétiser une ambiance moins typée (entendez moins métal) du style. Lorgnant ainsi sur une scène plus alternative, enclin à une vision sombre mais non caricaturale, on comprend dès lors mieux la sobriété d'ébène de l'artwork. Ceci explique sans doute aussi le choix de James Plotkin (KHANATE, SUNN O))), ISIS, EARTH, NADJA) pour le mastering qui a du y perdre ses derniers neurones face à une telle déferlante de notes.
Réservé aux initiés, Third Level To Infernal Failure ne se met pas dans toutes les mains. A moins d'en faire une arme de destruction psychologique massive, LOST SPHERE PROJECT se manie avec précaution. Seuls les plus familiers du chaos pourront résister au choc.
Lost Sphere Project
Khanate


Nadja