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Eyehategod est un groupe de sludge metal américain fondé en 1988 à Nouvelle Orléans en Louisiane (États-Unis)....
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- CHRONIQUE - MUSIQUE -


image BRUTAL TRUTH
End Time
Label : Relapse Records
http://brutaltruth.bandcamp.com/releases



A quelques heures de 2012, Il serait bienvenu de chroniquer « End Time » le nouvel album de Brutal Truth. Car avec les prédictions actuelles, la crise, et ce parfum de fin du monde que présage l’an neuf, il serait dommage de passer à côté du successeur de « Evolution Through Revolution », obus lourdement catapulté, reçu en pleine poire en 2009.

Après 10 ans d’absence, les prophètes du grind avaient clairement assuré leur résurrection grâce à des titres comme Sugar Daddy ou Get a Therapist Spare The World. Faisant taire les mauvaises langues pleurant l’éviction de l’ancien guitariste Brent McCarty.
Sorti chez Relapse en septembre dernier, « End Time » fait bien plus que confirmer la bonne forme du quatuor. Il comprend vingt-trois titres de grindcore destructeurs et chaotiques où le duo Hoak (batterie) – Lilker (basse) joue un rôle de premier plan.

L'album s’ouvre sur Malice un titre aux accents sludge et noise évoluant sur un tempo plus lent. Tout comme les titres Drink up et Warm Embrace of Poverty, il nous rappelle l'admiration que Brutal Truth ressent pour Eyehategod. Effectivement, les influences death des débuts se sont bien évanouies au profit de sonorités et d’atmosphères rappelant le groupe natif de Louisiane.

Pour le reste, « En Time » est une véritable cavalcade de blast beats et de riffs insaisissables enchaînant en à peine quatre minutes Simple Math, End Time et Fuck Cancer. Avec comme ligne de fuite, un ensemble de riffs et de rythmiques instables et épileptiques.

Outch! On reste KO debout devant cet étalage d’énergie sonore et physique, en imaginant l’impressionnant jeu de batterie du « speedy » Richard Hoak (batteur également de Total Fucking Destruction). Mais aussi le jeu du guitariste Erik Burke faisant crisser ses cordes et les étouffant comme jamais. Grâce au style de son guitariste, cet album est clairement plus noise que ses prédécesseurs, fleuretant même parfois avec l’indus via Gut-Check et Control Room, ce monstrueux magma sonore de quinze minutes clôturant l’album dans la douleur.

Cela dit, le quatuor a la sagesse de rester fidèle aux préceptes du genre grind en maintenant l’allure et la violence sonore au paroxysme, comme en témoigne la présence du micro-titre Trash (5 secondes pil-poil).

Une sortie réussie donc qui vient compléter et prolonger magnifiquement l’album furieux d’il y a deux ans, en apportant une touche noise et sludge-métal à un édifice grindcore monumental.

Pour conclure, End Time demande toutefois plusieurs écoutes avant de se laisser totalement apprivoiser. Une petite pause après Crawling Man Blues est idéal. Après tout, c’est normal, on ne lit pas « Guerre et Paix » de Tolstoï en une fois. Bonnes fêtes !
image 30-12-2011
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