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Blackened sludge metal de Chicago avec des membres de groupes de la scène extrême américaine tels que Avichi, Nachtmysti...
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LORD MANTIS - Pervertor | Chronique sur Shoot Me Again Webzine.
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Jeudi 17 mai 2012. S'identifier
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- CHRONIQUE - MUSIQUE -


image LORD MANTIS
Pervertor
Label :
Candlelight Records


Lord Mantis c'est la réunion de membres de beaux noms du metal extrême américain, tels que Avichi, Nachtmystium, Von et Indian, sous la bannière de ce que les natifs de Chicago qualifient eux-mêmes de "blackened sludge metal". Comprenez par-là un sludge metal fortement infecté par le black metal.

C'est lourd, c'est noir et ça pue la mort !

Le sludge se ressent donc bien évidemment dans la construction de la musique. Des rythmes lents et lancinants, grassouillets et répétitifs, le tout porté par un son crasseux, donné par les guitares et surtout la basse, qui confère à la musique cette noirceur abyssale. L'influence black metal est justement perceptible dans ce son granuleux et le jeu des grattes, ainsi que certains passages plus rapides. La voix écorchée de Charlie Fell (batteur de Von et de Nachtmystium), officiant à la basse chez Lord Mantis, est également caractéristique du metal noir. Celle-ci est épaulée par les backing-vocals des deux guitaristes Aamonael et Deuce, plus gutturaux par moments, ou évoquant un peu la voix particulière de Attila Csihar de Mayhem.

Les chansons de l'album s'enchaînent et suivent donc cette même optique blackened sludge, jusqu'au 4ème titre "Levia", où l'on voit alors poindre une légère touche plus stoner/doom, limite psyché. "Ritual killer", le suivant, fait repartir la musique dans ses travers avec plus de 9 minutes doomesque et répétant ses riffs à l'envie. S'en suit alors une autre écartade, un autre titre qui sort un peu du lot : "At the mouth". Clairement plus orienté black metal avec les premiers blast-beat du disque, qui mèneront la danse sur une bonne partie de sa durée. Lord Mantis termine par "The whip and the body", l'un des meilleurs morceaux qui se rapproche de l'hypnotique "Ritual killer", avec néanmoins quelques blast-beats sur fond de riffs purement black metal de nouveau.

Une bonne pioche de la part du label anglais Candlelight Records, après les déjà très appréciables sorties de Sigh, Orange Goblin, Sear Bliss et Abigail Williams en cette année 2012.
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image 11-02-2012