Le premier album Bru-Tes était lui divisé en 99 plages et cette unique plage pour A Casa Vazia n'est pas le seul opposé au premier album. Ce dernier a paradoxalement mis de côté l'aspect percussionniste pour se laisser aller à une introspection calme et expérimentale. Dès lors, cette deuxième plaque des Français dévoile une facette plus Ambient et Drone puisqu'elle laisse une part belle aux sons bizarres que l'on peut tirer des éléments d'une batterie et aux parties électroniques du projet.
Si les aspects bourdonnants sont bien perçus ici, la facette rythmique de SUBOKO faisant défaut, laisse un goût d'inachevé. Certes SUBOKO surprend et s’aventure dans un terrain moins attendu, mais l'auditeur reste dans l'attente des frappes multiples que SUBOKO peut mettre en oeuvre. Cette plage laisse l'impression d'une longue intro ou d'un intermède à rallonge qui concède à A Casa Vazia un inachèvement. Son côté Live renforce son caractère unique, improvisé qui devait être apprécié sur le moment, dans un contexte, un cadre, mais qui sur disque ne fonctionne pas aussi bien que le ludique Bru-Tes.