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- CHRONIQUE - MUSIQUE -


image ZEBRAS
S/T
Label : Secret Records
Date de sortie : 01-07-2012



Originaire du Wisconsin ZEBRAS débute son existence en 2007. Le groupe rencontre une série d'aventures plutôt habituelles comme les changements de line-up et l'enchainement des concerts par chez lui et dans son pays. Rien de bien original jusque là.

Actuellement composé de Vincent Presley (THOSE POOR BASTARDS), Shane Hochstelter (CALL ME LIGHTNING, HAYMARKET RIOT) et Lacey Smith (THOSE POOR BASTARDS) le projet s'est stabilisé et sort son premier album.

Ce premier album écorché est compact même si il affiche 11 titres au compteur. La majorité des compositions tourne autour des 2 minutes et quelques secondes d'une Noise acéré et débridée. Les rythmes secs mais dansant, tendent les morceaux du côté du Post-Punk.

ZEBRAS semble toucher à tout. Un peu éparpillé, le groupe arrive cependant à conserver une certaine cohérence dans son album. Malheureusement les différentes parties du disque ne sont pas du même niveau. Certains titres particulièrement emballants fréquentent d'autres compositions moins palpipantes. Côté audace, le groupe attire l'attention, mais plusieurs compositions comme Tensions, Wiener Kids, The Serpent And The Pig par exemple frôle l'irritabilité. Un jeu volontairement farfelu et déjanté qui était mieux dosé sur Black Cancer et Field/Noise.

Une déception grandissante alors que le début de son album, ZEBRAS enchaîne The Dying Sea, Mighty Bayonnet, Queeny Gloom Doom, A Turd By Any Other Name, quatre titres particulièrement incisifs et efficaces qui n'ont nullement besoin de jouer la surenchère du décalage pour sortir du lot.

On sent que ZEBRAS possède du doigté pour trancher avec ses guitares et de la force pour tendre ses compositions. Il lui manque un minimum de constance pour ne pas déraper dans une surenchère agaçante. A force de vouloir en faire trop dans le décalage, principalement vocal mais aussi à l'occasion du côté des guitares, le groupe perd de son impact immédiat. Et alors que ces titres ne sont pas si tordus, certains finissent presque par rebuter. Je les préfère définitivement lorsque qu'ils y sont avec plus de simplicité.
image 16-10-2012
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