- CHRONIQUE - MUSIQUE -
EARTHSHIP
Iron Chest
Label :
Pelagic Records
Date de sortie : 12-10-2012
Formé en 2010 par Jan Oberg, un ancien THE OCEAN, EARTHSHIP verra passer dans ses rangs Robin Staps, le leader de THE OCEAN, et aurait pu être un THE OCEAN bis, d'autant quel leur premier album sorti en 2011, Exit Eden explorait largement la voie du Doom Metal Progressif.
EARTHSHIP redevenu un trio avec le départ de Robin Staps, trop occupé pour se consacrer pleinement au projet, accouche de son deuxième album, toujours sur le label du berlinois, Pelagic Records, Iron Chest.
Très vite, EARTHSHIP s'est frayé une place de choix en ouvrant pour des groupes comme TORCHE, RED FANG, INTRONAUT, CROWBAR ou bien entendu THE OCEAN.
Ceux qui étaient présents au Magasin 4 lors du passage des Allemands ne seront pas dépaysés à l'écoute du deuxième album du combo. On y retrouve les mêmes ingrédients, les mêmes qualités mais aussi les mêmes défauts. EARTHSHIP laisse une impression mitigée.
Le disque et le groupe ne manquent pas de fougue en matière d'agression et d'intensité. Lourd et rythmé, EARTHSHIP n'hésite pas à faire des écarts parfois surprenants comme avec l'apparition d'un chant clair. Les structures des compositions, pour le moins originales, ne sont pas toujours très accessibles. Ce qui à tendance à enlever du liant à l'ensemble et rend à certains moments la musique de EARTHSHIP pas toujours aisée à digérer.
EARTHSHIP a la bonne idée d'ajouter un groove certain dans l'écriture et l'interprétation de ses titres. De quoi l'éloigner suffisamment des habituels plans et de la comparaison avec THE OCEAN devenue obsolète même si quelques affinités musicales sont encore partagées (Boundless Voice).
Iron Chest est un album Métal, clairement. Mais pas uniquement. Le gros problème de EARTHSHIP est sans doute de vouloir offrir une lecture trop transversale du genre, l'obligeant à parcourir et à multiplier d'autres horizons. Du coups, EARTHSHIP devient hermétique et semble être le seul à savoir où il va. On perd le guide avant de le retrouver et trop d'éléments nous échappent pour faire de ce disque, un album qui retienne pleinement notre attention. On accroche puis on décroche successivement au gré des passages.
23-10-2012