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FUGAZI Fugazi est un groupe de post-hardcore originaire de Washington, D.C. et formé en 1987.
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GIRLS AGAINST BOYS
Né à l’aube des années 90 et fleuron de la scène indie-rock new-yorkaise, le quatuor se distingue par le groove sourd et... 25 photos 2 galeries 3 médias
Depuis 1998, ADOLINA nous a offert deux très bons disques : « Influenza » et « Domovoï ». Chacun étant une étape importante vers ce qu’est aujourd’hui ADOLINA. Depuis ces deux premiers disques, le groupe a eu le temps de se roder sur des dizaines de dates ici et ailleurs, ils ont eu l’occasion d’affiner leur jeu, d’aiguiser ses riffs, d’acérer l’efficacité de sa rythmique, mais aussi de perfectionner leur jeu en fonction de leurs envies et de rendre finalement quelque chose d’organique qui sent le vrai et la musique sortie des tripes. ADOLINA n’est pas un groupe qui suit une mode ou une autre, ADOLINA est un groupe qui suit sa propre route et cela paye toujours.
Au jour d’aujourd’hui où le post-rock semble être une musique de grandes envolées polysymphoniques, ADOLINA reste dans une musique bien plus percutante. Construite quelque part entre l’emocore, le noiserock, le postrock et tout un tas d’autres hybrides bâtards de la musique indie. Pas besoin de monter dans les hautes atmosphères, pas besoin de vous envoler par-dessus les nuages pour vous laissez retomber de manière vertigineuse. Rien de cela n’est nécessaire. ADOLINA fera autrement avec vous, ils vous transporteront par des méandres hypnotiques, choisissant la voie de l’ellipse, celle de la boucle qui accroche, du riff qui percute et ensorcelle. Une fois pris dans le tourbillon, vous voilà soumis à une autre vague, celle du chant ou d’un sample. De ce côté-là on sent une montée en efficacité de la voix, jamais utilisée à outrance, elle est plutôt utilisée comme un instrument supplémentaire. J’aime assez cette manière de faire, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ADOLINA soit un groupe qui n’a rien à dire. Bien loin de là et on se souviendra encore du sample de Noam Chomsky utilisé par le passé ou il suffira d'écouter le titre final : « contrôler et sévir ».
Dès la première écoute d’ADOLINA on reconnaîtra l’efficacité du duo basse-batterie. Véritable métronome entêtant, il permet de donner libre court aux jeux des guitares. Celles-ci se complètent, se répondent et s’entremêlent avec une efficacité certaine qui n’est pas sans nous laisser indemne. Des comparaisons inévitables ont été faites avec des groupes comme FUGAZI, FROM MONUMENT TO MASSES, DON CABALLERO, HITCH, REIZIGER, GIRLS AGAINST BOYS, HONEY FOR PETZI, CHOKEBORE, ou encore SHELLAC. Mais comme tous ces groupes, ADOLINA a besoin d’attention. On n’écoute pas ADOLINA entre la poire et le fromage, on déguste en découvrant les trames sous-jacentes et les reliefs ne sont que mieux rendus par un disque avec une bonne qualité sonore. Chose qu’un mp3 ne rend souvent que platement.
Bref, ADOLINA offre avec "Caldeira" une musique vraie, honnête et qui ne ronfle pas comme une surproduction inutile. Nulle besoin de tout cela, il était juste besoin de continuer à creuser le même sillon pour arriver à créer sa propre voie : celle de l’efficacité et du plaisir partagé.
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