Après un passage chez Southern Lord Records (EARTH, WOLVES IN THE THRONE ROOM...), PLANKS sort son troisième album chez Golden Antenna Records. Un troisième album majeur pour le groupe, qui va repousser les limites de son mélange Doom et Crust.
Avec beaucoup de profondeur, PLANKS réussit un mélange dynamique entre différents styles de musique tels que le Black Métal, les atmosphères sombres, le Post-Metal et de manière plus éloignée des influences Cold Wave.
Afin de se sentir en confiance dans cette quête peu évidente, le groupe a de nouveau fait appel à Lari Eiden qui avait déjà enregistré son précédent disque, The Darkest Of Grays. Quand on entend le travail réalisé pour ALPINIST ou les défunts TEPHRA, on comprend assez vite le choix judicieux de PLANKS à l'écoute de cette déferlante de 10 titres de puissance dramatique et de mélodies cruelles, en se tournant vers Roland Wiegener pour le mastering. Le savoir-faire allemand dans toute sa splendeur s'exprime ici par l'intermédiaire de ces trois acteurs.
C'est avec les nuances et la profondeur de son écriture que PLANKS gagne son pari. La première écoute du disque ne marque pas directement. Mais très vite, ce qui apparait comme une tendance, se révèle bien plus absorbeur qu'il n'y paraissait. Un peu à la manière de CULT OF LUNA qui semble réitérer le même exploit inlassablement sur chaque disque, l'atmosphère se décortique avec séduction au fur et à mesure que le disque se glisse dans la platine.
L'élaboration des compositions dépassent l'effet de mode. Les frontières entre Post-Core, Post-Métal, Noise, Doom, Sludge... et Black Métal se font de plus en plus minces D'un besoin de renouvellement, les fils jetés entre les registres deviennent des ponts où chacun s'engouffre. Les Allemands de PLANKS sont de ceux-là mais se hissent au-dessus de la cohue . PLANKS a su profiter des codes acceptés pour écrire des titres équilibrés et fonctionnels. Partant d'une simplicité, ou plutôt d'une évidence, il surenchère couche après couche ses orchestrations pour un résultat captivant.
Rangé parmi les bonnes surprises de l'année, Funeral Mouth révèle un PLANKS arrivé à maturation. Le groupe allemand a su trouver en Oliver Hummel, connu pour être responsable de l'entièreté des dessins de OMEGA MASSIF, un illustrateur de sa pochette capable de retranscrire visuellement les caractéristiques son 'album : froideur, humidité, obscurité, inquiétude et nature.
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