Dans les années 90, HARD RESISTANCE se fait connaître pour son Hard Core assez brutal, expéditif et métallisé mais surtout à mille lieux des plans classiques et des Mosh-parts popularisés à l'époque.
HARD RESISTANCE, c'était plus le coup de poing direct dans la face. Une ligne droite bien Punk qui s'éloignait dans le rétroviseur. En 2012, le groupe n'a pas changé d'un iota sa formule. Quitte à être un peu bourrin et à ne pas faire dans la dentelle, autant y aller carrément.
Lawless & Disorder est donc bien un assaut brutal et engagé à l'encontre du gouvernement, de la politique et de ses acteurs, de la religion et des institutions publiques. Ce qui a toujours été dans les propos du groupe.
Même si HARD RESISTANCE n'a pas eu la reconnaissance qu'il aurait dû obtenir, le groupe s'était forgé un nom et une réputation bien au-delà des frontières belges. Ce retour appuyé par la signature sur le label des deux grands noms de la scène aura permis aux Belges d'inviter Billy Graziadei de BIOHAZARD sur The Grand Illusion. Un titre que HARD RESISTANCE n'aura pas voulu différent du reste de son album pour la cause, même si le tempo est adapté au style du New-Yorkais.
Lawless & Disorder ne laisse aucun temps mort. Il fonctionne à l'urgence et seuls des samples expédiés viennent rythmés les transitions entre les plages. Comme à l'époque, il s'agit d'une énorme giclée de violence expédiée en 21 minutes (pour 12 titres).
Et comme à l'époque, si le groupe passe très bien car il maîtrise son style, il reste nécessaire de s'accrocher à la fois à cause du souffle décoiffant qu'il envoie que du manque volontaire de fioritures. HARD RESISTANCE, c'est en pleine face qu'on se le mange... on vous l'a dit !
Hard Resistance
Agnostic Front