Chronique

PROMETHEE
Nothing Happens. Nobody Comes. Nobody Goes.

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Autoproduction

Sorti le 13-10-2012


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Vendredi 16 novembre 2012

Déjà remarqué par les critiques en 2010 avec la sortie de son EP, les Suisses (encore eux !) de PROMETHEE
PROMETHEE


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reviennent avec un premier vrai album au titre sans optimisme Nothing Happens. Nobody Comes. Nobody Goes.

Le groupe de Genève n’a pas choisi son nom au hasard. Il colle d’emblée une symbolique lourde de sens. En empruntant son nom au titan qui a créé selon la mythologie l’homme à partir de l’eau et de l’argile, mais qui a surtout permis à ce dernier de maîtriser le feu, PROMETHEE
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choisit de revendiquer haut et fort son orientation métallique.

Certains pourraient d’ailleurs voir dans un tel choix de nom une once présomptueuse. Pourtant à l’écoute de ce premier album, il faut reconnaître que ces Suisses maîtrisent leur sujet avec brio et technique. Ici, l’appellation Métal sera à prendre au sens large. Ne cherchez pas de slips en cuir, des grimaces de guerre ou des épées prêtes à rendre la monnaie de sa pièce à Zeus qui a condamné le titan à se faire dévorer chaque jour le foie par un rapace.

Le Métal de ces Suisses puise dans le progressif, le technique, et aussi quelque peu dans le Hard Core. Le tout y va franchement et sans précaution. Toutefois PROMETHEE
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ne s’économise pas non plus sur les plans plus techniques et se fait un brin démonstratif dans ses soli.

On ne peut que souligner la technicité du groupe. Une technicité que l’on retrouve d’ailleurs dans la production qui remplit sa mission de mettre en avant la dualité batterie-guitares qui rivalisent. Cette production est redevable à Vladimir Cochet et Alan Douches.

Les structures des compositions sont recherchées pour donner du rythme et de la variation. Face à tant de prouesse, le chant reste quant à lui un peu en retard. Trop constant, il gagnerait à s’essayer lui aussi à des registres plus différents.

Bien évidemment, Nothing Happens. Nobody Comes. Nobody Goes. aura pour destination un public doublement averti. Un public qui aime étudier les plans des musiciens. Un public amateur de sonorités Métal complexes qui tâchent.
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