Première chanson et premier constat : c'est bien mieux parti que sur l'album précédent ! La voix de Corey est toujours parfaite, la rythmique emmenée par Roy (batteur) est dévastatrice et le solo de Jim aussi efficace que d'habitude ! Le tout nous donne un premier titre très rock'n'roll qui s'enchaîne directement avec "Absolute Zero" qui sonne bien plus lourd que son prédécesseur.
Avec A Rumor Of Skin, on chante tout de suite d'ambiance. A la lourdeur du titre précédent, on peut rajouter des structures plus complexes et un côté plus stoner qui ferait parfois penser à du Alice In Chains, groupe que Corey avait mentionné dans les influences principales de ce nouveau disque.
Le morceau suivant, The Travelers, sera la balade de l'album. On avait l'habitude d'en avoir une sur chaque CD du groupe : Bother dans leur premier disque éponyme, le cultissime Through Glass ensuite et enfin, Hesitate sur l’opus précédent. Cependant, celui-ci se rapproche plus de Bother du fait qu'il est exclusivement en acoustique. A aucun moment, Corey n'est rejoint par les autres instruments.
Je ne m'attarderai pas sur le morceau Tired qui porte bien son nom. Un morceau qui aurait bien eu sa place sur Audio Secrecy. Par contre, RU486 vaut, lui, vraiment le détour. Je l'aurais aussi imaginé sur un autre disque... de SlipKnot ! En effet, à part des blast-beats ou une double grosse caisse omniprésente à la Joy Jordison, tout y est. Mélodie, voix criarde de Corey accompagné de chœurs... une bonne claque dans les oreilles ! Ce morceau fera mal en live, s'il est joué, c'est plus que certain !
Après My Name Is Allen, qui est dans la même vague que A Rumor Of Skin, le groupe nous envoie Taciturn… ou devrais-je plutôt dire que Corey nous Taciturn ! En effet, on a droit à une seconde balade sur ce disque mais qui ne sera pas exclusivement acoustique. Heureusement car sinon, ça aurait commencé à faire beaucoup. Mais même de cette deuxième balade, on s’en serait bien passé. Titre monotone et inutile.
La fin de l’album sera, elle aussi, un peu ennuyeuse. Du moins, les deux titres suivants (Influence Of A Drowsy God et The Travelers Part 2). Le titre Last Of The Real clôturera ce nouveau disque sur une bonne note.
Au final, le groupe a composé un album meilleur que Audio Secrecy mais qui n’atteint en tout cas pas le niveau de Come What Ever May, sorti en 2006, largement au-dessus. Corey, lui, nous prouve encore une fois qu’il est un des meilleurs chanteurs de sa génération, de par sa qualité et sa polyvalence. Il me tarde de le voir à nouveau en studio avec SlipKnot...