Ça commence en douceur avec l’introduction Proposal plutôt ambiante comme fait Parkway Drive. Deux minutes de détente avant de lancer la chanson qui a sûrement influencé le nom de l’album, Almost There. Tout de suite, on remarque qu’on est dans du hardcore mélodique plus proche du metalcore que du hardcore pur et dure. La voix du chanteur rappelle d’ailleurs par moment celle de Lawrence, vocaliste de leurs compatriotes de While She Sleeps. Une bonne mise en bouche pour lancer ce nouvel opus. Ça continue avec Home/Sick et là, une impression négative vient à l’esprit : du hardcore mélodique certes, mais plus mélodique que hardcore. Cela manque de punch, ils misent trop sur les harmoniques un peu partout et ce morceau en devient lassant. En voyant la durée de la piste suivante, 2 minutes, je me suis dit qu’on aurait droit à un morceau puissant et expéditif. Pas du tout. Un intermède instrumental dont on se serait bien passé. Sur les quatre premiers titres, déjà 2 instrumentaux. Ça fait beaucoup.
On retrouve enfin une chanson « normale », sous-entendu accompagné de voix. On y retrouve malheureusement encore le même schéma avec quelques passages rapides, de longs passages lents, de longs passages gonflées de plein d’harmonies vues et revues. Excepté pour Old Tattoos et Life Goes On, le meilleur titre du disque, on retrouvera cette même structure dans tous les autres morceaux. Sachant que cet album comporte en tout 13 chansons, ça fait long… très long…
Au lieu d’un album complet, Heart In Hand aurait peut-être dû se contenter d’un EP vu leur manque d’imagination. Certes, leurs compositions sont d’un bon niveau et ne sont pas trop classiques mais sont bien trop monotones. Un album homogène dont on finit vite par se lasser. Dommage.
Heart in Hand
Parkway Drive