Chronique

WE CAME AS ROMANS
Tracing Back Roots

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Nuclear Blast



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Lundi 26 août 2013

Après seulement 2 albums, les Américains de We Came As Romans ont prouvé qu’ils avaient la carrure pour être un des grands groupes de metalcore de demain. C’était donc le moment de confirmer avec ce troisième disque… Etape réussie ou pas ?

Dès les premières notes de Tracing Backs Roots, premier single issu de ce nouvel opus et qui a donné son nom à l’album, le ton est donné : ça envoie la patate ! Que ce soient les passages plus punchy ou les passages accompagnés de voix claire rappelant ce qui se fait dans Asking Alexandria, ce morceau est une première claque qui donne sincèrement envie d’écouter la suite avec impatience. Et ce malgré l’omniprésence de samples qui sont plutôt utilisés ici comme un accompagnement tout au long du morceau à l’instar des autres instruments et non pour casser le rythme par-ci, par-là. On enchaîne donc avec Fade Away où les deux chanteurs se complément à merveille. Ce titre à mid-tempo est un des plus doux que comporte ce disque mais son refrain en fait une chanson idéale pour le live. I Survive est bien plus surprenant encore avec sa rythmique bien lourde, sa batterie au son gros, une introduction faisant presque penser à du rock FM… C’est dire. Mais étonnamment, cela sonne plus que bien. Décidemment, tout leur réussit jusqu’ici, qu’importe ce qu’ils entreprennent. Ce qui est dommage, c’est de ne plus entendre les riffs plus accrocheurs du premier single.

Heureusement, cette frustration sera balayée d’un coup sec par Ghosts. Voix criarde, mélodies plus lourdes, on retrouve enfin quelques sonorités plus metalcore. Et c’est tant mieux. Encore un très bon, un de plus. Et ça continue de plus belle avec Present, Future and Past, la chanson la plus brutale de ce disque. Pas de voix claire, ou presque. Retour à du plus gentil avec Never Let Me Go. Néanmoins, cela reste assez énergique mais dans leur style plus emocore. On pouvait s’attendre à pire avec un titre ainsi. D’autres groupes nous auraient sûrement pondu une belle balade. Ici, pourrait plus comparer ça à Bless The Fall. Hope a une rythmique assez dansante et une mélodie très joyeuse jouée par les claviers. Cela fera plaisir aux petites adolescentes fans du groupe mais on s’en serait bien passé. Retour à du plus énergique heureusement avec Tell Me Now sonnant plus comme du Escape The Fate. Entre celui qui crache ses tripes, celui qui chante plus aigu et ceux qui assurent les chœurs, il y en aura ici pour tous les goûts.

Dans le genre tube technocore-emocore, A Moment est à ranger parmi les meilleures. Les nombreux « sing along », les refrains accrocheurs, les riffs… tout reste dans les oreilles après seulement une ou deux écoutes. Un effet que ne procurent pas les autres morceaux de cet album. I Am Free est exactement sur la même vague que son prédécesseur mais un niveau en-dessous. Vient ensuite la dernière chanson de ce nouvel opus, Through The Dark Dark And Brightest Bright. Moment toujours délicat car la dernière impression donnée au public est toujours très importante : l’auditeur restera-t-il sur sa faim ou sera-t-il comblé jusqu’au bout ? Dans ce cas-ci, on optera pour la seconde solution. On a l’impression que le sextet a donné tout ce qui lui restait pour faire de titre, un assez bon titre. Les samples sont un poil plus présent comme sur le premier morceau. La boucle est ainsi bouclée.

On présente souvent Asking Alexandria comme le groupe principal de technocore comme ils correspondent moins au style désormais. We Came As Romans incarne pleinement ce style et s’installe comme la formation principale dans le genre. Cet album devait confirmer cette position. Mission largement réussie.
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