Chronique

ACHERON
Kult des Hasses

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Listenable Records

10 titres
Sorti le 24-02-2014


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Mardi 28 janvier 2014

Actif depuis les années 80 (et ce, malgré un court split en 2010), Acheron
Acheron
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propose depuis toujours un mélange assez personnel de Black, de Death, de Thrash, et surtout des lyrics sataniques voire férocement anti-religion. Certains y voient une identité, d’autres un groupe bas du front, mais précisons quand-même que Vincent Crowley, member fondateur, était révérend dans l’Eglise de Satan de Anton LaVey. Cela pose un peu le personnage...

Armé d’un nouveau contrat chez Listenable Records (tout comme leurs voisins de Incantation
Incantation


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), le groupe revient 4 ans après son dernier méfait, "The Final Conflict : Last Days of God", pour nous proposer ce "Kult Des Hasses" énigmatique. Si Vincent Crowley avoue sans complexe que l’accouchement du petit démon a été plus long que prévu (compréhensible, après plus de 14 sorties depuis 1989), il n’en est pas moins fier de son rejeton, l’inscrivant dans une continuité moderne du son typiquement Death 90’s.

Effectivement, le song-writting en impose. Quelque part entre Deicide
Deicide


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et Darkthrone
Darkthrone


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, mais avec un indéniable plus, le groupe sait y faire : riffs hantés, basse sombre, batterie alternant blast et mid tempo, tout y passe. Les morceaux déstructurés ("Daemonum Lux"), contrastent avec les attaques plus directes à base de blast et autres leads ("Raputred to Divine Perversion" et son chant presque Black old school). On peut cependant reprocher au groupe des morceaux trop longs dans l’ensemble, heureusement illuminés (si on peut dire) par Ricktor Ravensbruck, nommé session lead guitarist et manifestement shredder de grand talent. Quelques chansons viennent ainsi rompre la monotonie : le presque instrumental "Thy Father Suicide", ou "Concubina Do Diabo", tous deux classieux exemples à base de soli et de riffing quasi Thrash. On notera aussi la dernière plage, "Devil's Black Blood", sorte de Motörhead
Motörhead


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sous perfusion Death : une ode à la boisson, le Jagermeister en l’occurrence, bien catchy au final.

Seulement, difficile de ne pas remarquer les paroles pour le moins enflammées : visions d’un Christ torturé ("Jesus Wept again and again"), rituels de débauche sexuelle ("Raptured to Divine Perversion"), règne du Malin ("Satan Holds Dominion"), hommage au plus vieux métier du monde ("Whores and Harlots"), j’en passe, et des plus salées encore. Ambiance, quand tu nous tiens.

S’il reste difficile de faire abstraction d’une telle démesure, Acheron
Acheron
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parvient à rester fidèle à une certaine approche du Death Metal old school. Ceci, couplé à une dextérité indéniable, leur permet finalement de se différencier, en ces temps où les groupes de Death pullulent autant que les écailles sur la carapace de Satan.


Tags : black/death metal
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