Chronique

ICED EARTH
Plagues of Babylon

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Century Media

Sorti le 06-01-2014


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Dimanche 19 janvier 2014

Long, trop long... Voilà comment ce onzième effort des Américains de Iced Earth pourrait être qualifié. En 1h02 le groupe emmené par ce vieux pirate de Jon Schaffer semble avoir voulu en faire un peu trop et c'est bien dommage. Car même s'il est extrêmement tiré en longueur,tout n'est pas à jeter sur Plagues of Babylon.

Parlons d'abord du positif. Deux ans et des poussières à peine après l'album du "renouveau", Dystopia, qui nous faisait découvrir l'excellent Stu Block derrière le micro, Plagues of Babylon ne fait que confirmer que le vocaliste canadien est bien plus qu'à sa place dans la formation heavy. L'homme, tout en ayant un style bien à lui, reprend avec maestria la place laissée béante par Matt Barlow et Tim Owens. Que ce soit dans un registre grave ou plus aigu, Stu Block n'a rien à envier aux poids lourds du chant heavy et il nous le prouve une fois encore. Pour lui, cet album fait sans nul doute office de confirmation.

Venons-en en au concept. Car en fait Plagues of Babylon, ou du moins la moitié du disque, suit l'histoire de "Something Wicked" lancée en 1998 sur le cinquième album du groupe. Les morceaux relatifs à ce récit sans fin remettent le côté épique du groupe sous le feu des projecteurs. Tout en étant heavy à souhait, les riffs balancés ici par Schaffer sont pour la plupart d'une agressivité non négligeable, mais malheureusement trop répétitifs. Et ce n'est pas la volonté et le talent de Stu Block qui parviennent à briser cette monotonie qui s'installe déjà plus que solidement. Dommage car la première moitié du disque montre également de bien belles choses qui malheureusement sont balayées par des morceaux beaucoup trop tirés en longueur.

La deuxième partie du disque est composée de titres ne faisant pas partie d'un concept. Et là, au rayon des bonnes surprises, on retrouve l'excellent "If I Could See You" qui est une ballade dans laquelle tant Stu Block que Jon Schaffer laissent exprimer leur talent sans élément perturbateur. La joie est malheureusement que de courte durée puisque ce moment de calme est suivi directement par "Cthulhu", un morceau de plus de six minutes une fois encore (trop) largement tiré en longueur.

Au rayon des surprises Iced Earth nous en pond également deux qui sont loin d'être mauvaises. "Pacemaker", tout d'abord, qui est un morceau beaucoup plus classic rock dans lequel le groupe originaire de Floride nous démontre qu'il n'est pas enfermé dans son style comme beaucoup aiment le penser. Ensuite il y a "Highwayman", un morceau écrit à l'origine par Jimmy Webb et notamment repris par Johnny Cash sur lequel on retrouve ici un hôte de marque en la personne de Micheal Poulsen, le chanteur de Volbeat avec qui Iced Earth a pris la route en 2013 à l'occasion d'une tournée européenne.

Pour le reste on constate sans grand étonnement que Schaffer a également réussi à placer sur cet album un titre sorti de son side project musico-politicar, Sons of Liberty. Le titre "Spirit of the Time" sorti 10 ans après le 11 septembre balance dans un calme certain, sans forcément directement faire allusion à l'attentat, quelques phrases destinées à bomber les torses des 'Ricains ayant toujours l'impression d'être victimes des injustices de ce bas monde. Bref, un discours à la Schaffer cependant loin de rappeler celui un peu limite véhiculé par "When The Eagles Cries" en 2003 sur l'album The Glorious Burden.

En tout cas The Plagues of Babylon nous laisse sur un sentiment mitigé en nous ayant donné l'impression d'alterner le bon et le moins bon sans forcément toucher le fond.

Parfois, la mayonnaise ne prend tout simplement pas.
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