Avec Broken Hearts And Fallaparts, Supercharger nous embarque à nouveau dans un univers qui sent bon le cuir et le bitume. Avec eux le voyage nous emmène bien plus loin que Copenhague, et pour preuve, de la première à la dernière plage de ce disque, l'auditeur nage en plein rêve américain. A mi-chemin entre un blues costaud, un hard rock couillu et un côté show à la Superbowl, Supercharger semble avoir tout compris en matière de succès à l'américaine.
Que ce soi sur "Suzi The Uzi", un titre à l'intro burlesque dans lequel on retrouve notamment un cœur de cheer leader chantant lors des refrains ou sur "Yeah yeah yeah", un morceau au titre plus qu'original dans lequel le combo alterne un côté metal purement ricain avec un son traditionnel renforcé par une utilisation abusive du bottleneck et quelques passages d'harmonica, l'Amérique est partout! Ici on l'entend à merveille, le hard rock n'est après tout qu'un blues joué plus vite et surtout plus fort!
Ce côté blues typiquement ricain s'accentue encore lors de l'écoute de "Hung over in Hamburg". Le morceau débute par une intro joué au banjo. La suite laisse penser à "I Am a Man of Constant Sorrow", le titre phare du road movie "O'Brother" réalisé par les frères Coen dans lequel on retrouve entre autre un George Clooney plus barbu que jamais.
Si dans l'ensemble Supercharger nous balance une dose d'énergie non négligeable qui redonnera la banane à plus d'un dépressif, ce douze titre pourrait sembler cependant un peu long pour certains. La musique des Danois, si elle peut aisément s’apprécier sur album, donne le sentiment d'être plutôt taillée pour le live et ça tombe bien car Supercharger est un groupe de scène!