Chronique

DAGGERS
It's not Jazz, it's Blues

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Throatruiner Records

12 pistes
Sorti le 31-03-2014


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Lundi 10 mars 2014

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Daggers


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. Le dernier Euphoria était une véritable tuerie, même le meilleur disque sorti en 2011 à mes yeux. Mais 2011 c'est loin, en tout cas assez pour un changement de line-up significatif : le départ du chanteur David et la reprise de ce poste par le bassiste Greg. Amusant quand on sait que David aussi était passé par la basse avant de prendre le micro. L'ex-bassiste de Die Out! reprend donc la quatre-cordes et donne un nouveau tournant à l'histoire de Daggers
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Parce que ce It's Not Jazz, It's Blues donne dans un tout autre registre qu'Euphoria. Toute évolution dont le point de départ est quelque chose qu'on adorait est un risque presque inévitable d'être déçu. Une partie de moi espérait sans doute voir ce groupe ne plus jamais changer et nous sortir des Euphorias tous les trois ans. Mais Daggers
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a toujours cherché à se réinventer et à faire évoluer sa musique suivant ses propres envies.

Le début de ce It's Not Jazz It's Blues voit le tempo du groupe diminuer de moitié avec le chancelant Apex. Une prod' grasse à souhait et des instruments à la distortion proche de la saturation, voilà ce qui semble être le nouveau leitmotiv du groupe. Mais c'est surtout la voix de Greg, un scream proche du grunt, qui surprend le plus de prime abord.

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invente, expérimente. Salit volontairement le son pendant plusieurs secondes, crée des mélodies qui n'en sont pas. Installe des ambiances malsaines et sombres en alternant rythmiques oppressantes et accélérations urgentes. Nous entraîne dans une rage sombre et nous embourbe dans les tourments de la négativité qui suinte de sa musique.

Dégagé de toute étiquette, le groupe va droit au but mais peine pourtant à l'atteindre dès la première écoute. Sans doute déconcerté par le changement de style et l'évolution vers une approche vraiment roots, il m'a fallu plusieurs écoutes pour pouvoir apprivoiser It's Not Jazz It's Blues et en apprécier autant les brûlots déferlants de hargne comme Blues ou Beacon que les passages vraiment inventifs et aériens comme Sovereign ou l'interlude Labyrinth. Et surtout, cette fin d'album où la dernière piste, Citadel, évolue lentement vers le riff de la première piste de l'album, est simplement dévastatrice.

On ne peut en tout cas qu'apprécier les libertés presque sans limites prises par Daggers
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sur cet album qui le classe définitivement dans une catégorie à part. Et les impressions de bouche pâteuse et de vieille gueule de bois que laissent l'écoute de cet album confirment qu'il a touché à quelque chose de vrai.

Et pour conclure, ce qui ne gâche rien c'est que certains groupe sont tellements passionnés par leur musique que la diffusion est le seul but et quand dans cette optique, ils distribuent leurs sorties gratuitement. Et c'est le cas pour Daggers, qui permet à chacun d'écouter et même de télécharger gratuitement It's Not Jazz It's Blues en suivant ces liens : http://tiny.cc/DaggersPO (streaming) et http://tiny.cc/DaggersDL (download).


Tags : dark punk crust hardcore belgium
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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