Chronique

INCANTATION
Dirges of Elyzium

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Listenable Records

10 titres - 49 minutes
Sorti le 09-06-2014


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Jeudi 3 juillet 2014

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Incantation est déjà de retour, un an et demi après Vanquish in Vengeance, qui faisait lui-même suite à Primordial Domination sorti six années plus tôt. Pourtant, le groupe est repassé en mode partie à trois depuis le départ de Alex Bouks, Kyle Severn se consacrant exclusivement au groupe depuis qu’il a quitté Acheron. Faut-il croire que cette différence de gestation et ce changement de line-up présagent d’une révolution dans le contenu ?

On peut d’abord se remémorer les classiques du groupe : Onward to Golgotha et Mortal Throne of the Nazerene. Avec leur production étouffante, ces albums ont défini certaines des qualités propres à ce style de Death, un peu Doom dans l’approche.

Depuis son effort précédent, Incantation continue à suivre ce chemin, où les pavés noirs restent très proéminents. Ce Dirges Of Elysium propose en effet de nombreux plans Doom, qui trouvent une apothéose aussi magistrale que longuette dans le final de 16 minutes (Elysium (Eternity Is Nigh).

Mais Incantation reste fidèle aux plans plus directs qu’on lui connait, et sort plus souvent de ces méandres un peu brumeux qu’il ne s’en drape. Riffs puissants et obscurs, contrastés par quelques accélérations à la double, le tout sauvagement dominé par le chant caverneux et guttural de McEntee.

Pour autant, Incantation n’est pas revenu à cette production un peu boueuse qu’on lui connaissait, en restant davantage dans celle plus moderne de Vanquish in Vengeance. C’est quelque part dommage, même si les morceaux au bagage Incantation typique restent bien mis en valeur, comme Bastion of a Plague Soul, Carrion Prophecy et From a Glaciate Womb. Riffs écrasants, ambiance funèbre, harmonies evil, tout est là... y compris les difficultés à vraiment varier le jeu. Même le plus thrashy Impalement of Divinity ne fait pas oublier les instants de remplissage, comme Charnel Ground ou Dominant Ethos.

Incantation fait du Incantation et n’innove guère. S’il est clair que des groupes comme Dead Congregation ont totalement repris le flambeau allumé par les pères fondateurs, et proposent des albums à la démarche plus aboutie, on se doit de respecter quand-même cette nouvelle sortie d’un groupe qui a le droit de tourner un peu en rond dans le cercle qu’il a lui-même contribué à tracer.


Tags : death metal, doom, acheron
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