Pour ce faire, ils ont branché leurs deux guitares à une multitude d'amplis et de distortions. De quoi déjà rappeler, mais sans la batterie un ZURICH AGAINST ZURICH ou un JUCIFER. L'écoute de la musique de TWINESUNS va très vite s’accommoder d'une étiquette Drone, Doom, Metal et Sludge.
Cette absence de rythme contribue à déstructurer ce qui peut s'apparenter à du SUNN O))), EARTH, KANATHE ou DARK CASTLE.
Capable de digresser sur la même riff durant pratiquement dix minutes, le duo a enregistré son premier album Live pour en mieux capturer l'essence. L'atmosphère, primordiale dans ce genre de disque est ainsi préservée de toute manipulation artificielle qui aurait pu dénaturer la démarche.
Au mieux, les deux forgerons d’apesanteur ont invité Renzo de ABRAHAM pour moduler leur processus d'écriture par un Moog tout aussi peu festif.
The Leaving se vit comme une expérience, un peu douloureuse sur la forme mais pertinemment jouissive sur le fond.




