Le premier titre, Jigsaw, était déjà connu depuis plusieurs semaines mais étant donné que c’est une des meilleures chansons de ce nouvel opus, on ne se lasse pas de l’écouter une nouvelle. Le final mené par les chœurs et les parties de claviers, toujours bien présents, est une pure merveille. Un tremplin idéal vers Where The Worlds End lancé par des claviers et la voix claire de Victor. Avant que le rouleau-compresseur se remette en route avec les blast de Mark, le nouveau venu dans une formation plus que Française à 66.66% (ça fait très satanique ça..). Si Walk Away n’est pas la chanson la plus transcendante, on retiendra les parties très peace façon religieuses comme fait le groupe à ses débuts. Le morceau suivant est un autre lien vers le premier EP puisqu’ils ont décidé d’enregistrer à nouveau une cover. Après celle des Destiny Child, voici celle de Disney. En effet, ils ont décidé de reprendre à leur sauce Let It Go, issu de Frozen (La Reine des Glaces), sorti l’an dernier et qui fut un énorme succès puisque le clip YouTube a été vu plus de 300 millions de fois. Rien que ça. Mais malgré ça, la cover de BTM est bien une réussite ! Il y a différentes manières de la reprendre mais celle-ci choisie fonctionne très bien. Le mélange des voix claires de Victor et du growl d’Aaron apporte beaucoup de relief à cette reprise qui, pour moi, donne bien mieux que l’originale. Il sera intéressant de voir ce que ça donnera en live !
Avec L’Abysse des Anges, le groupe nous offre une petite pause instrumentale très agréable et qui nous aident à rester dans l’ambiance de Phantom. On aura droit à deux autres interludes avec Your Throne et Afterlife. Le premier nommé sert d’introduction à la chanson éponyme où le groupe a invité Gus Farias de Volumes à poser sa voix. Ce n’est pas le meilleur titre de l’album, malgré ce joli guest, qu’on se le dise. Un peu plat. Le contraire de What’s Left Of You. Pas le plus puissant des morceaux dû aux nombreuses parties de voix claire, d’ambiance envoyée par des samples et du tempo assez lent, mais c’est foutrement bien conçu. Legends Never Die nous offre quelques surprises : une intro et une timbre de voix d’Aaron plus proche d’Emmure que d’un deathcore religieux et aussi la voix de Lucas qui vu sa qualité et sa tonalité plus grave que celle de Victor, aurait mérité plus de place dans les compositions vocales. La prochaine fois peut-être ?
Le disque touche bientôt à sa fin mais la qualité de diminue heureusement pas. Grâce aux nombreux samples, parties de clavier et morceaux purement instrumentaux, il y a un réel fil conducteur de la première à la dernière seconde, ce qu’on ne retrouvait pas dans Breathe In Life. C’est sûr Closure Found, facile comme nom pour conclure, que ce termine ces 45 minutes de deathcore alliant brutalité pure et passages « à minettes » comme on dit.
Betraying The Martyrs devaient confirmer avec cet album et c’est ce qu’ils ont. Ceux qui ont aimé ce qu’a fait le groupe jusqu’ici aimeront ce disque. Ceux qui étaient peut-être d’avis mitigés devraient convaincus. Quant à ceux qui n’aimaient pas avant, peu de chances que ça change. Surtout en reprenant une chanson de Disney. Quoi qu’il en soit, ces 4 Français, cet Anglais et ce Russe ont montré qu’ils avaient du talent et continuer vers la voix du succès est tout le mal qu’on leur souhaite !

Betraying the Martyrs
Born of Osiris
