Un groupe de rock accompagné d'un orchestre symphonique, c'est du déjà vu, revu et re-revu. Que ce soit les Beatles d'abord, Deep Purple, Led Zeppelin ensuite ou encore Metallica, on ne dénombre plus les formations rock s'étant offert l'accompagnement d'un orchestre afin de donner une autre dimension à leur musique. Par contre, du classique à la mode heavy metal, c'est déjà moins fréquent. Que ce soit Bach, Mozart, Rossini, Puccini ou encore Offenbach, leurs noms ne nous sont pas inconnus, mais restent souvent confinés dans les milieux mélomanes. Mais, qu'on se le dise, avec ce disque, la donne pourrait bien être modifiée!
Reprendre des standards du classique et du rock accompagné par un orchestre, l'idée n'est donc pas neuve, mais donne à chaque fois un résultat qui ne laisse pas indifférent! La dernière en date à s'être attelée à la chose, c'est Tarja, l'ex-vocaliste de Nightwish. En 2011, la belle soprano finlandaise émet l'idée de ce qui sera deux ans plus tard un projet faramineux: The Beauty and The Beat.
Son but: reprendre sur scène quelques classiques du rock, mais surtout revisiter les classiques de l'opéra et de la musique classique elle-même. Pour cela, elle ne s'associe pas avec n'importe qui puisque si elle jouera bien entendu le rôle de "Beauty", elle va confier celui de "Beat" à l'homme qui a déjà joué sur ses deux derniers disques solo, l'Américain Mike Terrana, l'archétype même du batteur à la frappe de buffle, mais toujours précise et juste.
A la base, Beauty an the Beat devait être un projet one shot uniquement dédié à la scène. Tarja voulait créer un spectacle unique dont seulement quelques représentations seraient données. Sur scène, les deux comparses sont accompagnés par un orchestre symphonique avec chorale. En tout, ce ne sont pas moins de 100 musiciens qui se retrouvent sur les planches! Vous avez dit la folie des grandeurs? Folie ou pas, le succès est au rendez-vous et Tarja, Mike et leur ribambelle de zicos se voient obligés de jouer les prolongations.
Bref un tour du monde plus tard, il fallait s'y attendre, Earmusic nous balance un double album CD/DVD du spectacle. Sur le premier CD, sans doute le plus intéressant des deux, on retrouve donc treize titres repris au répertoire classique. Du magnifique "Concerto pour violon & hautbois" de Jean-Sébastien Bach à l'air d'opéra "O Mio Babbino Caro" composé par le compositeur italien Giacomo Puccini, Tarja et Mike se donnent la réplique tout au long du disque. Mais si tant les prestations de Tarja et de Mike que celle de l'orchestre sont impressionnantes, on ne peut cependant s’empêcher de penser que ce disque risque plus de diviser que de rassembler.
D'une part, les amateurs de metal pur et dur passeront clairement leur chemin, mais d'autre part, les mélomanes acharnés pourraient bien avoir l'envie de faire de même. Car si Tarja se fond très bien dans le mouvement, les Beat de Mike Terrana se font dévastateurs. D'un autre côté, Tarja et son acolyte remplissent leur objectif, qui était justement de créer quelque chose de différent pouvant rassembler deux mondes qui, d'habitude, ne se fréquentent pas, ou peu.
C'est pour cette raison que l'on a envie de dire que le pari est donc plus que réussi, du moins sur le premier disque. Car le second est, quant à lui, totalement dénué d'intérêt tant on s'ennuie tout au long de son écoute. Certes, le medley consacré à Led Zeppelin vaut le détour, mais le reste peut sans aucun problème être laissé de côté.
En résumé, voilà un double album qui plaira (surtout le premier) aux aventuriers et aux curieux avides d'expérience musicale. Les autres, quant à eux, passeront directement à autre chose.
Reprendre des standards du classique et du rock accompagné par un orchestre, l'idée n'est donc pas neuve, mais donne à chaque fois un résultat qui ne laisse pas indifférent! La dernière en date à s'être attelée à la chose, c'est Tarja, l'ex-vocaliste de Nightwish. En 2011, la belle soprano finlandaise émet l'idée de ce qui sera deux ans plus tard un projet faramineux: The Beauty and The Beat.
Son but: reprendre sur scène quelques classiques du rock, mais surtout revisiter les classiques de l'opéra et de la musique classique elle-même. Pour cela, elle ne s'associe pas avec n'importe qui puisque si elle jouera bien entendu le rôle de "Beauty", elle va confier celui de "Beat" à l'homme qui a déjà joué sur ses deux derniers disques solo, l'Américain Mike Terrana, l'archétype même du batteur à la frappe de buffle, mais toujours précise et juste.
A la base, Beauty an the Beat devait être un projet one shot uniquement dédié à la scène. Tarja voulait créer un spectacle unique dont seulement quelques représentations seraient données. Sur scène, les deux comparses sont accompagnés par un orchestre symphonique avec chorale. En tout, ce ne sont pas moins de 100 musiciens qui se retrouvent sur les planches! Vous avez dit la folie des grandeurs? Folie ou pas, le succès est au rendez-vous et Tarja, Mike et leur ribambelle de zicos se voient obligés de jouer les prolongations.
Bref un tour du monde plus tard, il fallait s'y attendre, Earmusic nous balance un double album CD/DVD du spectacle. Sur le premier CD, sans doute le plus intéressant des deux, on retrouve donc treize titres repris au répertoire classique. Du magnifique "Concerto pour violon & hautbois" de Jean-Sébastien Bach à l'air d'opéra "O Mio Babbino Caro" composé par le compositeur italien Giacomo Puccini, Tarja et Mike se donnent la réplique tout au long du disque. Mais si tant les prestations de Tarja et de Mike que celle de l'orchestre sont impressionnantes, on ne peut cependant s’empêcher de penser que ce disque risque plus de diviser que de rassembler.
D'une part, les amateurs de metal pur et dur passeront clairement leur chemin, mais d'autre part, les mélomanes acharnés pourraient bien avoir l'envie de faire de même. Car si Tarja se fond très bien dans le mouvement, les Beat de Mike Terrana se font dévastateurs. D'un autre côté, Tarja et son acolyte remplissent leur objectif, qui était justement de créer quelque chose de différent pouvant rassembler deux mondes qui, d'habitude, ne se fréquentent pas, ou peu.
C'est pour cette raison que l'on a envie de dire que le pari est donc plus que réussi, du moins sur le premier disque. Car le second est, quant à lui, totalement dénué d'intérêt tant on s'ennuie tout au long de son écoute. Certes, le medley consacré à Led Zeppelin vaut le détour, mais le reste peut sans aucun problème être laissé de côté.
En résumé, voilà un double album qui plaira (surtout le premier) aux aventuriers et aux curieux avides d'expérience musicale. Les autres, quant à eux, passeront directement à autre chose.

Deep Purple
Metallica
Tarja