Le débat mis de côté, le chanteur sain et sauf, ce nouvel opus désormais sorti, on allait quand même y jeter un œil. Histoire de voir si tout ce scénario aura quand même permis d’attirer l’attention sur quelque chose de potable ou pas. Et à vrai dire, même si je ne cautionne pas ce genre d’initiative de publicité malsaine, on dira que ça valait le coup. Comprenez par-là que ce disque sonne vraiment bien ! Il aurait sûrement fait son trou sans tout ce rififi. Enfin soit. Parlons plutôt musique.
Ce nouvel album des Ricains a la pêche, a ses petites touches mélodiques, groove à mort et a un côté sombre qui donne une certaine homogénéité à ces 41 minutes de deathcore texan. On sent d’ailleurs un peu leurs origines du Texas avec The New Breed que l’on imaginerait bien jouer dans un désert bien chaud. Une des perles parmi ces 12 chansons. Autre titre qui fait allusion à leurs origines latinos, l’instrumental A Toda Madrè O Un Desmadrè (je vous mets au défi de bien le prononcer !).
Entre quelques morceaux bien brutaux, on notera aussi la présence de certaines plus « mainstream » : Judgement où on retrouve une voix claire pour les refrains accompagnés d’un doux solo de guitare ; Blood Sweet And Tears avec un certain Matt Heafy (Trivium) en vocal guest sur un morceau assez heavy clairement fait pour lui, sans oublier I’ve Earned My Time avec son intro version Emmure qui contraste avec la voix claire de Tyler Smith de The World Alive, autre invité sur ce disque. Etonnant mais finalement, le rendu n’est pas si mal ! Une belle façon de conclure ce troisième opus du groupe sur une belle note.
A noter la production impeccable signée Will Putney (Body Count, Stray From The Parth, Counterparts, After The Burial…) qui permet de mettre en avant toute l’étendue de la puissance du groupe. Et ce ne sont pas les quelques chœurs qui feront tache, que du contraire. Sans révolutionner le genre, Upon A Burning Body viennent de nous sortir un album bien costaud qui les aidera à continuer à faire leur petit bout de chemin, étape par étape.

Trivium



Counterparts