Chronique

SANCTUARY
The Year The Sun Died

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Century Media

12 titres - 53 minutes
Sorti le 06-10-2014


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Mardi 28 octobre 2014

Rétrospectivement, la dissolution de Sanctuary
Sanctuary


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au début des années 90 avait quelque chose de prématuré. Le groupe commençait un tour du monde pour Into The Mirror Black, tel un nouvel ambassadeur Power Metal, pour se retrouver aussi vite ringardisé (au regard de la pensée mainstream) par l’émergence du Grunge. En y ajoutant quelques conflits internes, Sanctuary
Sanctuary


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se trouvait face à un choix : continuer à exister dans l’undergound, ou disparaître. C’est cette dernière option qui fut choisie, Warrel Dane et Jim Sheppard s’en allant former Nevermore
Nevermore


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. La mise en veille indéterminée courant 2011 de ce dernier combinée à une certaine envie de retour pour les 4/5e du line up originel permet à Sanctuary
Sanctuary


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de faire son grand retour, d’abord scénique, et maintenant discographique.

En principe, ce nouvel album devait reprendre là où les choses s’étaient arrêtées avec Into The Mirror Black, en musclant quelque peu les choses grâce à l’exploitation des technologies modernes d'enregistrement, inexistantes à l’époque. Et effectivement, Chris Harris, bien que travaillant ici loin de son périmètre habituel (Suicide Silence
Suicide Silence


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, Hatebreed
Hatebreed


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, Chimaira
Chimaira


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), a fait un excellent travail à la production, avec ce rendu profond et intense.

Musicalement parlant, The Year The Sun Died porte l’héritage Power du groupe, tout en adoptant un caractère différent. On retrouve ainsi, et sans surprise, de nombreux éléments typiquement Nevermore
Nevermore


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: ces gros riffs bien croustillants, cette batterie orageuse et surtout le chant de Warrel Dane, n’évoluant certes pas, mais toujours capable d’insuffler de l’énergie ou cette ambiance si particulière à chaque chanson.

Outre cet aspect Power / Thrash, l'album propose quelques subtilités qui rappellent un peu la carrière solo de Dane, avec ces passages plus posés, comme I Am Low et la chanson éponyme, voire un peu heavy-rock comme sur The Dying Age. Cette diversité est louable mais les variations plutôt brusques d'une chanson à l’autre ne sont pas toujours bien amenées (One Final Day). Du reste, même pour les fans de Nevermore
Nevermore


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, certaines chansons déçoivent un peu ou auraient pu être bien meilleures.

En revanche, certains des meilleurs titres laissent poindre, eux, cette réminiscence de Sanctuary
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: le chargé en émotions Exitium (Anthem of the Living) ou l’excellent Frozen et son refrain désespéré sur fond plus thrashy. Sanctuary
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en a donc encore sous le pied et reste capable d’écrire d’excellentes chansons, même s’il est inutile d’espérer entendre à nouveau les vocaux typés "high pitched" des années 80. Warell Dane ne s’y essaye même pas, et quelque part on le comprend aisément. Son chant si particulier, combiné au travail dynamique effectué sur les guitares bien affûtées de Lenny Rutledge et Brad Hull provoque toujours cet impact, créé cette atmosphère unique.

Vingt-cinq années (!) après son dernier album, Sanctuary
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sonne parfaitement comme du... Nevermore
Nevermore


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. Si ce résultat était effectivement à prévoir, il n’en reste pas moins que de nombreux fans old-school espéraient secrètement un retour au Power plus traditionnel à la Refuge Denied. Ce qui ne veut pas dire que cet album est raté ! Surtout pour les fans de de Nevermore
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...


Tags : metal prog, nevermore, warrel dane, power, thrash
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