Après trois albums qui laissaient deviner un certain talent, Abysmal Dawn semble enfin se lâcher sur Obsolescence. Car, si les premiers titres de l’album sont très répétitifs et manquent clairement de substance (si ce n'est le solo de Christian Muenzer sur Perfecting Slavery), on retient par la suite des morceaux tels que le plus original One Percent Incomplete, ou le bien rageux By My Demons, qui démontrent l’habilité du frontman Charles Elliot à créer une atmosphère menaçante, soulignée par une certaine créativité musicale.
Des riffs à la fois méchants et mémorables, un chant bourru et féroce, mais, surtout, Abysmal Dawn semble en vouloir à tout le monde. De quoi baliser également les plutôt bons Devouring the Essence of God (featuring Bobby Koelble) ou Loathed in Life / Praised in Death de riffs glissants et de blasts atomiques. Une belle accroche agressive, mais qui se maintient tant bien que mal jusqu’à la conclusion réalisée sur une cover plutôt réussie de Dissection (Night's Blood).
Plutôt générique, Abysmal Dawn s’intègre tout à fait dans ce petit monde du Death tantôt stérilisé, tantôt brillant sur les bords. Les Angelinos soufflent leur traditionnel mélange de rapidité d’exécution, de technicité et de mélodie un peu tordue pour pouvoir discuter de vive voix avec les fans de Origin à Morbid Angel, en passant par Decapitated, voire même Immolation. Rien de transcendantal, mais assez réussi dans le genre.
Modern death metal, brutality,Christian Muenzner (Obscura), Bobby Koelble
Abysmal Dawn
Dissection


Decapitated