La puissance et les passages calibrés pour entraîner une réaction immédiate dans la fosse sont de nouveau au rendez-vous. Le groupe y met beaucoup de coeur. Bâtards de Beauce est passé par les mains de Francis Caste, dans son studio parisien, permettant ainsi à la formation hexagonale d'augmenter le cylindré de sa musique.
On retrouve également le ton qui retenait l'attention. Avec des compositions chantées dans la langue de Molière, CRAVING conserve et exploite son humour afin de préserver sa touche originale. Ce n'est donc pas fortuit si ce sont ces compositions qui se démarquent.
Si musicalement CRAVING ne sera pas la révélation de l'année, voire de la décennie, l'exécution irréprochable et l'esprit que ses membres impulsent, sortent de la mêlée le groupe. A défaut de transcender, CRAVING nous fait passer un bon moment où la patate a le sourire.
Craving