Presque curieusement, Pandemonium était annoncé comme l’album Grind du groupe. Mais en creusant un peu, cette tentative n’est pas si surprenante pour qui connait les goûts modernes et brutaux de ce bon vieux Max, qui vantait il y a peu les Oceano et autres Aborted. Si on ajoute l’annonce de la participation de Nate Newton de Converge au projet, on avait là la perspective d’un album finalement aguichant.
Le résultat ? Pas si probant. D’abord, la production est plus que limite : très brute, trop brute (à se demander si Nate Newton joue vraiment sur ce disque), elle agresse l’auditeur en forme de bouillie. Alors, d’accord, Cavalera Conspiracy est revenu aux bases assumées des deux frères, celles posées dans les années 80 à coups de Thrash, de Metal, voire de Hardcore avec ce petit côté Grind pré-annoncé. Mais même si le tout sonne bien énervé, bien énergique, on sent quand-même l’énorme manque d’inspiration dans les riffs et les rythmiques proposées. Bref, on s’ennuie vite.
Si Marc Rizzo, en sa qualité de sauveur attitré de Max, permet à certaines compos de surnager (Bonzai Kamikazee, Not losing the Edge), la vérité est implacable : cet album déçoit, à nouveau. Et, malheureusement, ce n’est pas le chant ultra trafiqué et surtout fatigué de Max qui pourra apporter du grain à l‘album. Son coffre d’antan semble bien loin maintenant, et on se demande quel était le résultat souhaité. Pire encore, Igor, jadis star de la batterie, se contente du minimum syndical : quelques plans typiques, quelques breaks par ci par là, et c’est tout.
Quelque part, cela fait toujours un petit pincement au cœur quand on pense à l’icône que fut Max. Mais, tout comme les meilleurs amis sont les plus francs avec vous, il faut avoir le courage de le dire : s’il te plait Max, pose toi un peu et reviens-nous quand tu auras retrouvé la forme.
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Killer Be Killed
Soulfly
Aborted