Chronique

CATTLE DECAPITATION
The Anthropocene Extinction

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Metal Blade Records

12 titres - 46 minutes
Sorti le 07-08-2015


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Vendredi 11 septembre 2015

Véritable référence, Cattle Decapitation c’est un Death Grind aussi serré que votre meilleur expresso, un frontman (Travis Ryan) spectaculaire, et une science de l’écriture. Ou comment rendre le Metal extrême presque catchy. C’est aussi, voire surtout, une rhétorique misanthrope sans compromis, au service d’un son du même acabit. Et ce, même si sur leur précédent album (Monolith of Inhumanity) le groupe sortait un peu de son tout-vegan-macabre pour embrasser un ensemble plus diversifié, aussi bien dans la musique que les paroles. De quoi faire de cet album un point culminant dans la carrière déjà longue de Cattle Decapitation, et logiquement craindre un successeur un peu en-deçà.

Pourtant, The Anthropocene Extinction regarde Monolith of Inhumanity droit dans les yeux. Rarement pris en défaut, cet album est une nouvelle perle pour le genre, et se permet même le luxe d’explorer d’autres horizons pour Cattle Decapitation, comme ces grooves mid-tempo (pour le style !) et ces refrains mélodiques déjà tâtés par le groupe sur Monolith. Très accrocheurs, ils apportent une coloration aussi nette que malsaine à cet album et participent grandement à sa réussite, au même titre que ces quelques solos égarés mais éclairés, et ses changements de tempo renversants.

En écrivant cela, j’ai déjà tout dit, ou presque. Evidemment, on peut regretter le revers de la médaille, à savoir un groupe qui se contient là où on aurait pu s’attendre à des cocos un peu plus débridés. Notamment Travis Ryan dont les cris de gargouille n’ont peut-être pas la portée qu’ils devraient avoir, malgré des harmonies vocales doublées de toute beauté (on ne peut pas tout avoir). De même, Josh Elmore s’est calmé sur les acrobaties à la guitare, rendant cependant le tout probablement plus digeste.

En fait, The Anthropocene Extinction est surtout l’occasion pour Cattle Decapitation de continuer sur les bases posées précédemment tout en façonnant un travail plus posé, plus cohérent. Mettant davantage l’accent sur l’atmosphère et la performance de Travis Ryan (mettez en parallèle les sonorités qu’il produit avec ses lyrics sur le fameux Pacific trash vortex...), l’album fait peut-être ressortir moins de hits en tant que tel que son prédécesseur mais constitue une expérience irrésistible et l’un des tous meilleurs albums de Metal extrême de l’année à ce jour.


Tags : death grind vegan Great Pacific garbage patch
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