Continuité car Horisont ne se refait bien évidemment pas (et d'ailleurs on ne voit pas pourquoi ça devrait être le cas). Au menu, on retrouve donc toujours ces longues et savoureuses cavalcades de riffs secs et acérés faisant penser à ce que l'on pouvait entendre dans les années 80 lors des heures de gloire de la New Wave Of British Heavy Metal. Au chant, la voix nasillarde de ce moustachu d'Axel Söderberg continue également de venir surplomber les différents instruments et accompagne l'auditeur tout au long des différentes étapes de l'album. On notera d'ailleurs une belle amélioration du chanteur notamment dans les registres plus aigus qui, par le passé, pouvaient encore lui donner quelques difficultés.
Par contre là où Horisont sort de ses sentiers battus, c'est bien dans le fond de son album. Accouchant ici d'un album-concept, le band originaire de Göteborg nous narre au fil des douze morceaux qu'il nous propose une épopée futuriste directement inspirée de l'oeuvre de l'écrivain américano-russe Isaac Asimov. La pochette de l'album annonce d’ailleurs bien la couleur et rend hommage à cette culture du kitch qui a fait les beaux jours des pochettes de disques dans les années 70, 80.
En plus d'éléments typiques de la NWOBHM, Horisont mélange ici également un lyrisme qui pourrait faire penser à du Uriah Heep tout en apportant aussi certaines touches plus progressives à la musique qu'il distille sur cette plaque, qui au final s'avère être des plus aboutie.
Voilà donc un album qui pouvait être attendu au tournant vu le succès de son prédécesseur, mais sur lequel Horisont aura au final évité le piège du réchauffé.
