Le projet dont résulte Bloodnight, cela faisait des années de Vanden Plas y pensait sans vraiment s'y atteler. Il faut dire que l’exercice de l'opéra rock n'est pas quelque chose qui s'improvise ni qui se prend à la légère. Il faut d'abord trouver le thème et l'inspiration et puis surtout, le temps, l'énergie et les bonnes personnes pour le réaliser.
En s'inspirant de "La Chronique des immortels”, oeuvre écrite par Wolfgang Hohlbein, célèbre écrivain allemand de science fiction, Vanden Plas a semble-t-il trouvé son thème et son inspiration pour, au final, accoucher d'un réel titan. Composé de 19 morceaux au total, Bloodnight frise littéralement l'indigeste et on comprend donc aisément pourquoi le groupe (et le label) ont voulu le sortir en deux volumes.
En février 2014, le combo progressif originaire de Kaiserslautern nous balançait un petit ovni avec Chronicles Of The Immortals: Netherworld, le premier des deux opus qui composent Bloodnight. Même en connaissant le passé extrêmement qualitatif du groupe emmené par Andy Kunst (chant), le niveau affiché sur cet album nous avait littéralement scotché sur place et laissé sur notre faim étant donné qu'il allait falloir attendre près de 20 mois pour avoir la suite de l'histoire.
En novembre dernier, Vanden Plas a mis un terme à ce suspense et nous a donc enfin proposé la suite et la fin de ses chroniques des immortels. Loin d'être du réchauffé, cette deuxième plaquette s'installe logiquement dans la continuité de la première. Dès les premières notes, le quintet allemand parvient a nous faire oublier le réel et à nous emmener à nouveau dans les tréfonds de son art.
A la fois mélodieux, puissant et émouvant, ce deuxième volet de Bloodnight respire la simplicité et l'authenticité. C'est bien connu, la magie des choses compliquées, c'est lorsqu'elles paraissent simples. Ici chaque note appelle la suivante et chaque morceau coule de source, comme si tout était si facile. Parfois optimiste et enjouée comme sur "In My Univer", magnifique titre d'ouverture, parfois ténébreuse et noire, comme sur "The Last Fight" et "Circle Of The Devil", les deux titres qui viennent clore cette épopée qu'est Bloodnight, l'oeuvre de Vanden Plas s'avère complète et étonnante.
Après 30 ans de carrière, Vanden Plas peut se targuer d'avoir rebondi d'une bien belle manière et, peut-être sans le savoir, vient simplement de signer l'une de ses plus belles réalisations. A écouter de toute urgence!
Vanden Plas