Interview

AMENRA

''On ne peut pas décevoir quelqu’un qui nous a donné son cœur''


Mardi 3 novembre 2020

J’arrive un peu à l’avance, comme toujours. Le garde de sécurité me fait signe de passer par l’arrière de l’Eden, le Centre culturel de Charleroi. On m’amène jusqu’à la brasserie, où les musiciens d’Amenra
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et toute leur équipe sont occupés de manger. « A la prochaine », surnom du fidèle responsable du merchandising, mais également tatoueur et auteur de nombreux symboles utilisés par le band, m’envoie un large sourire sous son masque. Colin H. van Eeckhout, vocaliste d’Amenra
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, se lève avec un verre à vin dans une main (mais contenant au final du Redbull) et le reste de son assiette dans l’autre. On se dirige vers la salle de concert, on prend place sur la première rangée, laissant un siège entre nous. Un peu plus haut, des personnes sont occupées de désinfecter la salle.



Tout d’abord, et c’est peut-être encore plus important aujourd’hui … comment vas-tu ?

CHVE : Ça va… On bosse dur ces derniers temps. Dès que le lockdown de mars s’est achevé et qu’on a commencé à pouvoir revoir des gens, on a tout de suite recommencé à répéter. Ça nous a fait du bien, c’était quand même chiant cette période où on ne pouvait plus se rendre en salle de repet’. En temps normal, on a toujours pris l’habitude d’écrire des morceaux entre les concerts. Tu sais, on ne s’arrête presque jamais. Les groupes de notre genre, on fait généralement deux tournées pendant un an et puis on disparaît pendant un an et demi. Mais pour une fois, avec cette crise sanitaire, ça a été un peu plus cool pour nous. On a pu uniquement se concentrer sur les répétitions. En temps normal, quand on enchaîne les concerts et qu’on rentre crevé le week-end, c’est parfois dur... Ici, on est vraiment super motivé. On a déjà écrit et enregistré pas mal de trucs. C’est vraiment bien d’avoir tout ce matériel déjà prêt dans l’armoire.

Quand tu évoques ce nouveau matériel, tu parles de nouveaux morceaux d’Amenra
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? Ou cela touche également d’autres projets ?


CHVE : Non, c’est un peu de tout. En ce qui concerne Amenra
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, on a déjà mixé et masterisé un nouvel album. On travaille à présent sur l’artwork et les vidéos. On a aussi écrit un nouvel EP. On doit encore l’enregistrer, mais il est prêt. Et puis on a aussi un autre projet, qu’on a pu continuer de développer. C’est Absent in Body
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, avec Mathieu (ndla : Vandekerckhove, guitariste d’Amenra
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, mais également Syndrome
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et Kingdom
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), Igor (ndla : Cavalera) de Sepultura
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et Scott (ndla : Kelly) de Neurosis
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. Un nouvel album est déjà déjà enregistré, mixé et masterisé. Il reste encore à faire l’artwork et le visuel.

Tu as déjà une idée de quand tout cela va sortir ?

CHVE : (il soupire)… C’est dur à dire, on repousse tout maintenant… On n’a pas envie de sortir ça comme ça, de jeter ces morceaux dans le néant. On préfère donc attendre un peu. On pense peut-être sortir ça l’été prochain… On verra bien. On n’est pas pressé. Et puis on est finalement aussi occupé à écrire la bande-son d’un film russe, du réalisateur Andrej Tarkovsky. C’est vraiment chouette en ce moment, on a plein de projets. Et puis on essaie aussi de faire des petits concerts, à droite et à gauche.

En effet, tu étais notamment présent hier (22/10/2020) à une exposition, si je ne me trompe pas ?

CHVE : Oui, avec une copine, Ephameron. C’était à Dworp. Elle est peintre et illustratrice. C’était pour l’ouverture d’une exposition, elle peignait pendant que moi j’étais occupé de jouer de la musique. J’aime beaucoup faire ce genre de prestation. C’est important pour moi de me retrouver dans des contextes totalement différents. C’est inspirant.



Et ton projet solo, tu as eu l’opportunité de le poursuivre ?

CHVE : Pas pour le moment, ma priorité va toujours pour Amenra
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. Mais j’ai néanmoins un projet avec un artiste hollandais… (on se déplace vers l’avant de la scène, car nos sièges doivent être nettoyés). Il s’appelle Broeder Dieleman, un gars qui chante dans un dialecte hollandais. Un concert est prévu pour la mi-novembre, mais on doit encore tout écrire. Ça va être serré au niveau timing…

Il y a peu, vous avez annoncé que vous changiez de label. Vous voilà désormais chez Relapse Records … Comment ça s’est passé et pourquoi ce label en particulier ?

CHVE : On a beaucoup de potes chez Relapse Records . Cela faisait aussi pas mal de temps que des labels étaient intéressés de nous signer, mais on s’en foutait un peu... On était bien chez Neurot , ce sont des potes. Mais ces derniers temps, on avait discuté un peu avec eux et ils nous ont dit qu’on commençait à prendre trop d'ampleur pour eux. Cela devenait difficile à gérer. Il faut savoir que Neurot , c’est tout d’abord le label de Neurosis
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. Ils ont sorti leurs propres trucs avec ce label, puis ils se sont mis à l’utiliser pour aider des groupes qui leur sont proches. Leur philosophie, c’est de prendre des groupes sous leur aile. Et c’est ce qu’ils ont fait avec nous… Ils nous ont ouvert des milliers de portes ! C’était très sécurisant d’être avec eux. Mais au plus on a pris de l’ampleur, au plus c’est devenu compliqué pour eux de nous gérer au niveau de l’Europe et des États-Unis. Ce n’est pas comme si 15 personnes travaillaient pour eux à temps plein… Par contre, chez Relapse, c’est une plus grosse organisation. Alors on s’est dit que c’était peut-être le moment de changer de label. Et comme je te l’ai dit, on a beaucoup de potes qui sont déjà chez eux comme Integrity
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, Full of Hell
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ou encore Yob
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. On a toujours eu de bons échos, comme quoi ils s’occupent bien de leurs groupes. Ça nous a donné confiance.

C’est le label qui vous a directement contacté ?

CHVE : Oui, on s’était vu à Philadelphia précédemment et on avait discuté de tout ça.

Cela ne vous a jamais donné envie de lancer véritablement votre propre label ?

CHVE : On a déjà un peu notre label, avec lequel on a sorti quelques trucs à nous et avec l’aide logistique de Consouling Sounds . C’était par exemple le cas pour Mass VI, où on s’est occupé de l’Europe. Neurot s’est quant à lui occupé du marché américain. Mais … (il s’arrête et réfléchit). Tu sais, on a commencé ce groupe quand on avait dix-huit ans. Au début, on a notamment joué dans des squats. Puis on a petit à petit grandi et on a dû gérer tout un tas de trucs. On a dû faire appel à un comptable, etc. Il fallait gérer tout un bordel administratif. C’est sûr qu’on aurait pu sortir notre propre label, ça peut paraître très cool au premier abord… mais on n’a pas envie de faire ça. Si tu veux vraiment faire ça sérieusement, ça prend vraiment beaucoup de temps. Et ce temps-là, on préfère le consacrer au groupe, à la musique. On passe déjà tous trop de temps derrière un ordinateur… On a déjà assez de trucs à gérer comme ça. Il y a des groupes, quand ils arrivent quelque part pour jouer, ils se foutent pas mal des lumières et des visuels par exemple. Mais pas nous. Chez nous, c’est quelque chose qui prend vraiment beaucoup de temps. On préfère utiliser notre temps à faire ça plutôt que de conquérir le monde. Et puis ça a toujours été notre philosophie, notamment avec la Church of Ra, où on a toujours essayé de s’entraider l’un l’autre. De se donner mutuellement des conseils… comme un label peut le faire !



Donc l’année prochaine sera une étape en plus dans l’histoire d’Amenra
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: un changement de label, mais également changement de line-up. Vous avez en effet annoncé il y a quelques semaines que Levy Seynaeve quittait la formation et était remplacé par Tim De Gieter…


CHVE : Levy, cela faisait quoi… huit ans je crois qu’il était avec nous. C’est un guitariste et ce sera toujours un guitariste, c’est son instrument de cœur. Et dans Amenra
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, il jouait « seulement » de la basse. Ça a toujours été un peu frustrant pour lui… Et puis, son envie de mener son propre groupe (Wiegedood
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) a pris de plus en plus de place. Il est aussi plus jeune que nous, il a sûrement encore envie de prouver tout ce qu’il peut faire. Et je comprends tout à fait ! Quand j’avais son âge, je pensais de la même façon. Aujourd’hui, je pense un peu différemment. En huit ans, les gens évoluent. Amenra
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, c’est un projet artistique avec différentes personnes. Ce n’est pas quelque chose d’individuel. On discute énormément, on veut que tout le monde ait son mot à dire. C’est sûr que quand quelqu’un décide pour tout le monde, tout va nécessairement plus vite ! Mais nous, on prend toujours notre temps. On veille à ce que tout le monde s’y retrouve. Et donc bon… avec Levy, il faut reconnaitre qu’on a fini par évoluer dans des directions différentes. Cela faisait trois ans qu’on le remplaçait de temps en temps par Tim, quand il était en tournée avec son groupe. Et on le poussait à faire ça, car on a toujours pensé qu’il était important qu’il poursuive son propre groupe. Pour les autres membres du groupe, ça fait déjà 20 ans qu’on est dans Amenra
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. C’est notre bébé à tous. Je peux comprendre que quelqu’un qui arrive par après ne ressente pas ce groupe comme « son » enfant et qu’il cherche à mettre sur pied son propre projet. Et puis c’est toujours plus facile d’avoir des musiciens qui sont présents à 100% pour le groupe, ce qui évite aussi d’avoir deux agendas à gérer… J’ai cru au départ qu’on pouvait tous être dédiés à Amenra
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tout en ayant des projets sur le côté. Mais c’est au final difficilement tenable, au niveau du temps. Et puis on a aussi chacun notre famille, des enfants… Et au final, jouer en live n’est pas non plus ce que je préfère.

(silence)… Ah bon ?

CHVE : Non, je déteste jouer en live. Pour moi, ce n’est pas un problème que de rester à la maison. Le meilleur moment, c’est quand le concert est fini. J’ai horreur du stress qui s’accumule pendant la journée avant le concert, les trucs qui ne fonctionnent pas… Moi ce que j’aime, c’est créer. Bâtir des projets. Bon après, c’est évidemment gratifiant de voir les réactions des gens face à quelque chose tu as créé. Je ne crache évidemment pas là-dessus. Je ne diminue pas ça. Ce sont les shows en live qui m’ont donné une certaine identité, qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, le chanteur d’Amenra
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… Sans ça, je ne suis rien.

Permets-moi de peut-être faire un raccourci facile : le fait que tu n’aimes pas jouer en live, serait-ce pour cela qu’on te retrouve majoritairement de dos pendant les concerts ?

CHVE : Non. C’est juste que c’est toujours plus facile pour moi d’avoir toujours le même cadre en face de moi, que je ne subisse pas trop de distractions. Je ne parviens pas sinon à être à fond dans l’ambiance. En live, je vois toujours le même monde, en faisant face à Bjorn, notre batteur. Et puis au début, quand on a commencé, j’ai pris aussi cette posture, car je n’aimais pas ces groupes de metal où le chanteur était projeté en avant. Où c’est cette personne qui capte toute l’attention. Et puis au tout début, quand on jouait dans des petites salles, je chantais dans le public, car on n’avait pas assez de place avec tout notre matos sur scène. J’aimais beaucoup ce sentiment de faire partie de la fosse et qu’on y aille ensemble. Comme si on partait ensemble vers une bataille. Et puis après, quand les scènes sont devenues plus grandes, j’ai dû monter sur le podium et c’est le compromis que j’ai trouvé, en étant dos au public.

En 2016 est sorti « Alive », votre premier album live en disposition acoustique. Tu affirmais à ce moment-là que faire de l’acoustique pouvait être un bon compromis pour la suite, car tu ne te voyais pas encore faire des shows électriques à l’âge de 55 ans… Or finalement, compte-tenu de la situation sanitaire actuelle, ce type de concert s’impose à vous aujourd’hui…

CHVE : C’est vrai… enfin, on pourrait aussi jouer ici, en électrique, devant 80 personnes. Mais en étant assis, sans bouger, ça ne fonctionnerait pas. Regarder un show électrique en étant assis, ça n’aurait aucun sens. Il faut pouvoir le vivre, sentir les autres autour de soi. C’est presque quelque chose d’animal. Il faut sentir la sueur des gens. Mais vu la situation, heureusement c’est vrai nous avons cette configuration acoustique. Cela nous permet de pouvoir quand même donner quelque chose aux gens. C’est non seulement utile, mais aussi enrichissant d’avoir, en quelques sortes, deux ou trois groupes en un. Ça nous force à sortir de notre zone de confort.



Vu que les salles ne sont que très peu remplies afin d’observer les distances physiques requises, vous donnez deux shows par soirée. Ce n’est pas trop fatigant ?

CHVE
: Non, ce n’est pas fatigant, mais c’est un peu étrange… Ici, c’est la troisième fois qu’on fait deux shows d’affilée. La première fois, on s’est quand même posé la question de savoir ce que ça allait donner... Et je dois reconnaitre que le deuxième concert est toujours plus dur, car on se sent plus relax. On se rend compte que tout roule, que le son est bon… On est tous plus sûrs de nous… et c’est là que c’est dangereux. On est moins vigilant, c’est à ce moment que les problèmes peuvent arriver.

Il est également connu que vous ne sortez pas d’albums parce que vous devez le faire, mais bien parce que vous en ressentez la nécessité, le besoin d’expulser quelque chose. Est-ce toujours le cas ?

CHVE : Tout ce qu’on fait a toujours une liaison avec notre ressenti. Mais l’album qui sortira l’année prochaine a été écrit d’une manière différente. On a écrit les différents morceaux pour des rituels qui ont eu lieu l’année passée. C’était vraiment spécifique pour ces évènements. Bien sûr, on les a retravaillés… mais l’essence est là.

Vous prévoyez également – autant que faire se peut… - des évènements du même genre pour l’année prochaine ?

CHVE : On avait surtout créé ces rituels pour nos 20 ans. On voulait marquer le coup. Il faut reconnaitre que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un groupe qui puisse durer 20 ans. On s’amuse toujours autant, même plus ! C’était donc vraiment important pour nous de créer ces différents moments de rituel. On a voulu aussi montrer qu’on pouvait être davantage qu’un groupe de musique. On voulait proposer des moments qui seraient gravés dans la tête des gens, une expérience qui dépasse celle d’un concert.

Avec la musique d’Amenra
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, on peut souvent remarquer que soit les gens accrochent, soit ils n’aiment vraiment pas. Mais dans le cas où ça prend, alors la liaison avec ce que vous faites peut devenir très forte. Vous avez également une forte communauté qui vous entoure. Ressens-tu une certaine forme de responsabilité vis-à-vis de ces personnes ?


CHVE : Oui, tout à fait. On ne peut pas décevoir quelqu’un qui nous a donné son cœur, qui nous suit, qui aime ce qu’on fait. On se doit de faire des morceaux qui sonnent comme Amenra
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. Il nous arrive de composer d’autres trucs qui sonnent bien également, mais qui n’ont pas la couleur d’Amenra
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. Alors on garde ça pour un autre projet… Comme on a pu le faire avec certains trucs plus black metal ou new-wave… ça n’a pas sa place dans Amenra
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. Notre musique, soit tu la comprends, soit tu ne la comprends pas. C’est très simple. C’est quelque chose qui ne s’explique pas. Mais les gens qui ont compris savent ce qui est en train de se passer quand ils nous voient et nous écoutent … ça reste quelque chose d’étrange.



Toi-même, tu es quelqu’un de très intuitif ?

CHVE : C’est vrai, soit je ressens un lien avec quelque chose, soit pas du tout. Mais je pense vraiment que les gens qui ne parviennent pas à ressentir ce qu’on fait passer, c’est qu’ils n’en ont pas encore les raisons (silence…). Enfin, ça, c’est ma théorie. Mais un jour ou l’autre, tu finis toujours par comprendre. Ce sera peut-être quand tu perdras quelqu’un. Ou que tu auras des enfants. Ou autre chose…

Pour finir cet entretien, je vais te proposer cinq mots. Tu me dis ce que tu ressens quand tu les entends…

// Silence

CHVE : Nécessaire. C’est très important. On fait partie de ces quelques groupes qui misent vraiment sur le silence. Le silence a une place, c’est aussi de la musique. Le silence a un but. Il faut oser l’utiliser, car c’est inconfortable, ça fait peur. Mais c’est aussi magique. Quand tu es face à une salle de 2.000 personnes et que tout le monde se tait, tu le ressens. Et ce type de silence est devenu très rare.

// Spiritualité

CHVE : Une grande part de ce qu’on fait. Je ne sais pas pourquoi ni comment. Dans la musique, tu as parfois l’opportunité de créer des moments spirituels, qui touchent ce qui n’est pas compréhensible. Une sorte de meta-compréhension. C’est comme rencontrer quelqu’un, mais sur un autre niveau, difficilement explicable. C’est quelque chose de très puissant de pouvoir parfois ouvrir une porte à des sentiments enfermés à l’intérieur de soi depuis longtemps. Mais cela s’adresse évidemment à des gens qui sont ouverts à ça.

// Agnostique

CHVE : Cela me concerne personnellement. Si l’humain a besoin de voir quelque chose autour de lui, il le verra. Un truc tout con : dans les plaques de voitures, tu pourras parfois voir des initiales qui te font penser à quelqu’un ou à une situation. Ou il suffit que tu penses à quelqu’un et que tu voies la fleur préférée de cette personne, au coin de la rue. Tu te crées des trucs pour apaiser ton âme ou te trouver une place. Ou… tu ne le crées pas et ça doit se passer comme ça… C’est ça, être agnostique ! C’est toujours mieux de dire qu’on ne sait pas. Je n’aime pas trop les gens qui donnent leurs vérités, sans preuve. On laisse venir et on prend avec soi ce qu’on a envie de prendre avec soi.

// Meditation

CHVE : Je suis trop agité que pour méditer. J’ai toujours trop de pensées en tête. Et c’est le même pour tous les membres du groupe… Après, on a par contre certains moments de préparation. Je préfère ce mot. Ce sont des moments où on s’immerge dans l’ambiance. Mais il y a souvent des moments qui me sortent de l’ambiance, et je dois alors faire semblant et je deviens un acteur. Comme lorsqu’une lampe est mal réglée ou qu’un gars crie comme un con dans la salle. Alors je préfèrerais me lever et rentrer à la maison…

// Douleur

CHVE : Une part indéniable de la vie. Tu n’as pas le choix, un jour ou l’autre, tu te prendras un coup de marteau dans les dents. Et tu devras gérer.

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Merci à Grégory Van Onacker pour les photos
Merci à Carmela, Nathalie et Fabrice de l'Eden
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AUTEUR : Sekhorium
Chargé de communication dans le secteur culturel et journaliste à ses heures perdues, Pierre explore les méandres du Metal depuis maintenant près ...
Chargé de communication dans le secteur culturel et journaliste à ses heures perdues, Pierre explore les méandres du Metal depuis maintenant près de 20 ans. Privilégiant les sensations au détriment de la raison, il recherche sans arrêt de nouvelles formations qui viendront titiller les cinq sens. Si vous le croisez en concert, vous le trouve...
Chargé de communication dans le secteur culturel et journaliste à ses heures perdues, Pierre explore les méandres du Metal depuis maintenant près de 20 ans. Privilégiant les sensations au détriment de la raison, il recherche sans arrêt de nouvelles formations qui viendront titiller les cinq sens. Si vous le croisez en concert, vous le trouverez certainement dans la fosse, voire face aux barrières quand le show s'avèrera intense. Plus qu'un style musica...
Chargé de communication dans le secteur culturel et journaliste à ses heures perdues, Pierre explore les méandres du Metal depuis maintenant près de 20 ans. Privilégiant les sensations au détriment de la raison, il recherche sans arrêt de nouvelles formations qui viendront titiller les cinq sens. Si vous le croisez en concert, vous le trouverez certainement dans la fosse, voire face aux barrières quand le show s'avèrera intense. Plus qu'un style musical, le Metal est devenu est philosophie de vie....
Chargé de communication dans le secteur culturel et journaliste à ses heures perdues, Pierre explore les méandres du Metal depuis maintenant près de 20 ans. Privilégiant les sensations au détriment de la raison, il recherche sans arrêt de nouvelles formations qui viendront titiller les cinq sens. Si vous le croisez en concert, vous le trouverez certainement dans la fosse, voire face aux barrières quand le show s'avèrera intense. Plus qu'un style musical, le Metal est devenu est philosophie de vie....

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