Chronique

VISION OF DISORDER
Razed to the Ground

image
Candlelight Records

10 titres - 40 minutes
Sorti le 20-11-2015


image
Lundi 11 janvier 2016

Durant les années 90, un large pan de la scène New-yorkaise jouait aux apprentis sorciers et s’essayait à faire exploser les frontières Hardcore et Metal, avec, à la clé un résultat des plus excitants. Une formule peu à peu maîtrisée que l’on retrouva par la suite sous différentes variantes, des plus mélodiques aux plus brutales. Surtout, ces quelques précurseurs, au même titre que leurs collègues suédois œuvrant dans un tout autre style, posaient là les fondations de ce qui allait devenir l’énorme explosion Metalcore des années 2000, qui faisait suite à celle du Néo Metal - un style déjà bien implanté dans ce fertile terreau. A ce petit jeu, et la perspective des années aidant, il va sans dire que l’apport de Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
à toute cette scène fut irrésistible.

Sorti en 1998, Imprint s’établissait clairement en référence ultime de l’époque (au moins pour les initiés !). Féroce, mélodique, inventif – un album culte, qui s’insère historiquement entre un album éponyme (1996) plus direct et davantage prisé par les puristes du NYHC, et un From Bliss To Devastation (2001) plus alternatif, limite Neo diront les mauvaises langues. Imprint dévoilait le souhait du groupe de faire évoluer le son Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
au sein de son époque, en injectant dans sa base Hardcore déjà malmenée par des riffs métallisés et punitifs un sacré sens du groove et de la mélodie.

Une volonté d’avancer, d’expérimenter qui ne permet pas à Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
de trouver son public (et de garder son label) et conduit le groupe au split en 2002. Depuis, et en dehors de la création de Bloodsimple
Bloodsimple
Clique pour voir la fiche du groupe
, le groupe s’est produit assez sporadiquement avant de réellement se reformer pour la sortie de The Cursed Remain Cursed en 2012 – un album plutôt réussi et qui fleurait bon le Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
d’antan, sans qu’il ne parvienne à rallumer la flamme durablement. Ce Razed To The Grounds, lui, constitue au contraire l’étincelle à même de raviver le brasier : il créé la prouesse de rappeler le Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
endiablé que l’on a adoré par le passé tout en sonnant plus actuel que jamais.

Avec cet album, Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
rappelle de quoi était fait le Metalcore originel, celui qui savait produire des refrains mélodiques prenants sans tomber dans le sirupeux, celui qui savait exploiter le côté heavy de sa musique sans en faire des tonnes à coup de breakdowns et autres plans vulgaires – non, Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
savait écrire de bonnes chansons et cet album montre qu’il y parvient toujours avec une facilité (?) déconcertante. Razed to The Grounds semble en effet comme alimenté par un approvisionnement sans limites de riffs nerveusement frénétiques ; à se demander comment Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
peut écrire encore autant et surpasser ainsi en un album (voire une chanson, cf le morceau titre) ce que d’autres groupes produisent péniblement en une carrière.

On retrouve également cette variété dans les tempos et les ambiances (The Craving, Red on the Walls) au service de chansons rendues très accrocheuses par leur construction ou par les lignes de chant puissantes, maladives de Tim Williams (Nightcrawler). L'approche de Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
reste bien évidemment toujours marquée par l’empreinte si reconnaissable laissée par son vocaliste – marque de fabrique et identité rageuse du groupe qui semble se bonifier encore avec le temps (Electric Sky, Cut My Teeth).

Nostalgique, mature, furieux, énergique, classe. Ce Razed To The Grounds est remarquable. Loin de se contenter d’une maigre série de gimmicks ou de facilités, ce digne représentant d’un Vision of Disorder
Vision of Disorder


Clique pour voir la fiche du groupe
moderne nous rappelle l’époque déjà lointaine où l’on feuilletait avidement les livrets de Imprint et de From Bliss To Devastation à la recherche d’infos sur ce groupe si unique et qui, semble-t-il, le restera.


Tags : Zeuss, 90's, metal hardcore NYC, culte, imprint, bloodsimple
TU AS AIME ? PARTAGE !
Google +
Twitter
Facebook
Whatsapp
E-mail
E-mail
Google +
Twitter
Facebook

► COMMENTAIRES

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter !

Soit en deux clics via Facebook :

image

Soit via l'inscription classique (mais efficace) :

image

► A VOIR ENSUITE