Chronique

MEGADETH
Dystopia

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T-Boy Records

Sorti le 22-01-2016


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Dimanche 14 février 2016

S'il y a bien une chose qui continue à impressionner chez Megadeth, c'est le rythme de ses sorties. Tous les deux ans, ou presque, le groupe emmené par ce diable de Dave Mustaine nous revient avec une nouvelle plaque. Oui mais voilà, quantité ne rime souvent pas avec qualité. S'il y a deux ans Megadeth avait déçu en sortant un Super Collider en manque total de souffle, cette fois le combo thrash nous revient avec son quinzième album, Dystopia. Alors pétard mouillé ou bouffée d'oxygène? Voici quelques éléments de réponse.

Avant toute chose, si Megadeth nous a habitué à un rythme de sortie plus que régulier, il nous a également rendu familier ses nombreux changements de line-up. Cette fois-ci, Dave Mustaine a remplacé deux pions de son échiquier puisque Kiko Loureiro d’Angra et Chris Adler de Lamb Of God viennent respectivement remplacer le guitariste Chris Broderick et le batteur Shawn Drover. Même si on s'étonnera de retrouver ces deux nouveaux au sein d'une cylindrée telle que Megadeth, connue pour être aux proies aux exigences de son frontman, on se réjouira cependant de voir arriver cette chair fraîche dont le talent n'est certainement plus à prouver.

Première constatation: Dave Mustaine, s'il avait voulu donner un coup de jeune au style de Megadeth, n'aurait pas pu trouver meilleurs compagnons. Si Kiko Loureiro tient parfaitement son rang, là où le coup de jeune se fait le plus ressentir, c'est au niveau de la rythmique. En effet, le style de Chris Adler vient faire plus que rajeunir l'image, et surtout le son de Megadeth, il le modernise carrément.

Au niveau des compositions, Dave Mustaine a semble-t-il décidé d'abandonner les mélodies un peu pompeuses qui caractérisaient son effort précédent pour un style résolument plus thrash, ce qui ravira les fans du son d'origine du groupe. Classique donc, sans pour autant tomber dans le déjà entendu, Dystopia dispose de quelques morceaux qui nous feront dire que cet album se révèle être une véritable respiration dans l'univers de Megadeth. De ceux-ci on épinglera "Poisonous Shadows" qui est un exemple parfait du changement de style à la rythmique. Le jeu de double-pédales d'Adler rajeunit tout ça, et on ne peut que s'en réjouir. A côté de ça, le Brésilien Kiko Loureiro apporte tout de même sa touche personnelle comme par exemple sur "Conquier Or Die!", titre instrumental où l'on peut se délecter de sa technique à la six cordes.

Mais qu'on se le dise, si Megadeth rassure en accouchant d'un album venant résolument mettre un terme à une période de disette de presque dix ans pendant laquelle chaque sortie était loin de faire l'unanimité, le groupe ne révolutionne par pour autant son art. Avec Dystopia, Megadeth renoue simplement avec la qualité, ce qui lui permet de pouvoir se replacer en bonne position dans les classiques du Thrash. Ouf, l'honneur est sauf.
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