Le duo complète son line-up en invitant deux étrangers, Dale Crover (THE MELVINS, NIRVANA) et Trevor Dunn (THE MELVINS, MR BUNGLE) à prendre possession de la batterie.
Musicalement aussi LOW FLYING HAWKS contribue à briser les séparations. Le duo est carrément assis entre le Doom/Sludge de BLACK SABBATH et les vapeurs Shoegaze de MY BLOODY VALENTINE. Le choix de cette dualité entre le massif et l'aérien peut paraître étrange, pourtant cela fonctionne particulièrement bien. D'autant que LOW FLYING HAWKS ne les oppose pas ni ne les alterne. Les basses distordues et la frappe rythmique funèbre se mêlent aux relents éthérés de la guitares et aux vocaux oniriques ou sortis de l'enfer.
Il résulte de ce premier album une impression contradictoire de masse légère. A l'écoute de Kofuku, on se sent physiquement enraciné mais spirituellement nourrit par une lumineuse envie de divagation. LOW FLYING HAWKS parvient à associer des sensations opposables et des styles antinomiques de manière naturelle. D'ailleurs ce premier album propose un résultat abouti qui déstabilise plus par sa démarche que par son écoute qui ne demande aucun temps d'adaptation. La magie opère spontanément.
