Avec son intro orientale qui interpelle directement l'auditeur, ''Staff In The S''nd'' ouvre le bal d'une manière plus que correcte avec un tempo lent et lancinant qui vient directement nous envoûter pendant plus de sept minutes. A noter que le groupe originaire de Göteborg reste également fidèle à ses premières amours et continue a faire référence à ses inspirations sabbathiennes et mixe ici habillement les mélodies avec des soli rappelant ceux de tonton Iommi.
Sans tomber pour autant dans le pot pourri, The Order of Israfel parvient à mixer plusieurs éléments tout en gardant une réelle unité, du moins jusqu'au sixième morceau du disque. Car, oui, si Red Robes nous offre un bien beau visage dans sa première partie, sa deuxième comporte quand même son lot de casseroles. ''Fallen Children'', ballade aussi inutile que dramatique dans laquelle le combo nordique nous rappelle ô combien le chant reste son point faible en est le parfait exemple. Un vrai supplice qui, heureusement, ne dure qu'un peu plus de trois minutes.
Et comme pour se faire pardonner, le groupe nous offre juste derrière ''A Shadow In The Hills'', titre renouant avec un doom plus agressif, mais qui, tout en étant un peu maladroit, tombe comme un cheveu dans la soupe. Le pied au plancher, The Order of Israfel tente de nous faire oublier ce moment complet d'égarement avant de nous achever avec le huitième et dernier morceau du disque, ''The Thirst''.
Si ce morceau de plus de seize minutes ravira certainement les amateurs d'un doom lent et répétitif, il ennuiera certainement celles et ceux qui apprécient la variation, et ce aussi minime soit-elle. Et même si on se pendra finalement au jeu en laissant nos cervicales et nos neurones se bousculer dans un seul et même mouvement vertical, force est d'avouer que dans le genre on aura déjà entendu beaucoup plus original.
En conclusion, les Suédois accouchent d'un album en demi teinte avec une première moitié excellente et une deuxième manquant totalement d'originalité et sonnant par moment carrément faux. Dommage, car le premier opus du groupe avait laissé présager de bien belles choses.

The Order of Israfel